Pour le 30 mai 2021, nous lisons :

La cloche de détresse de Sylvia PLATH

  DOC autour du livre
Le livre
Son auteure en quelques dates
Des lieux
Les livres de Sylvia Plath

Les livres sur Sylvia Plath
La traduction
Les préfacières
Des films
À la radio
Des articles
Les dessins de Sylvia Plath
  et...
  NOS RÉACTIONS sur le livre
  • Le livre
  Le roman : première couverture en Angleterre, dernières couvertures en France
 
The Bell Jar, première édition
Imaginaire Gallimard
Denoël
 
 
sous pseudonyme : Victoria Lucas
Ed. Heinemann, Londres, 1963
1993, préface
de Colette Audry, 280 p.
2014, préface
de Rachida Brakni, 368 p.
 

Création et publication du roman
Le roman fut écrit à Londres au cours du printemps 1961 et achevé la même année, durant l'automne qui suivit l'installation de Sylvia Plath et Ted Hughes en août 1961 à Court Green, dans le Devon.
C'est le seul roman qui fut publié, mais elle en commença cependant plusieurs, notamment :
- la suite de La Cloche de verre, retraçant une histoire d'amour heureuse entre une jeune Américaine en Angleterre et son mari anglais, qu'elle prévoyait d'offrir à Ted Hughes pour son anniversaire au mois d'août 1962, et qu'elle détruisit à l'époque de la crise de leur mariage pendant cet été-là
- un autre roman, intitulé Double exposition, racontait l'histoire d'une femme qui découvre l'infidélité de son mari : commencé à la fin de l'automne 1962, il a été retrouvé à la mort de l'auteure, puis perdu ensuite.

Publication du roman
La Cloche de verre
fut publié à Londres, où
Sylvia Plath vit séparée de Ted Hughes, au cours du mois de janvier 1963, quelques semaines à peine avant la disparition tragique de son auteure, par l'éditeur anglais Heinemann, qui avait assuré la publication de son premier livre, Le Colosse et autres poèmes. D'abord publié sous le pseudonyme de Victoria Lucas, La Cloche de verre paraîtra aux éditions Faber and Faber sous le vrai nom de Sylvia Plath en 1966, puis sera édité à nouveau en 1967, avant de connaître régulièrement plusieurs rééditions dont voici les couvertures de quelques-unes, dont celle pour le cinquantenaire de la publication et la dernière de 2019 :

 
  La maison d'édition Faber & Faber, abrégée en Faber, fondée en 1929 à Londres est connue pour publier un nombre important d'ouvrages de poésie et pour avoir compté parmi ses édités plusieurs poètes célèbres : Sylvia Plath en était. Ses différents livres (poésie, correspondance, journal...) sont ICI sur le site de l'éditeur.
Ce n'est qu'en 1971 qu'il paraîtra aux États-Unis, aux éditions Harper and Row : la publication fut freinée par Aurélia Plath, la mère de Sylvia, qui n'accepta l'édition américaine du livre qu'en contrepartie de l'autorisation du mari de Sylvia, Ted Hughes, détenteur des droits, de publier des extraits de la correspondance que sa fille avait entretenue avec elle entre 1950 et 1963. Le roman, dès sa parution aux États-Unis, deviendra un best-seller.
 
Le livre est accessible en ligne en anglais ici et en français là.

 
• Sylvia Plath en quelques dates
  1932 : née à Boston. Père immigré allemand, mère aux origines autrichiennes. Père, professeur d'allemand à l'université de Boston et entomologiste spécialisé dans le domaine des abeilles, mère diplômée en sténographie qu'elle enseignera lorsqu'elle sera veuve..
1940 : son père meurt quand elle a 8 ans ; sa réaction : "Je ne parlerai plus jamais à Dieu". Un de ses célèbres - et terribles - poèmes s'intitule "Daddy".
1950 : elle entre au Smith College, près de Boston, l'une des plus prestigieuses universités réservées aux femmes aux États-Unis à l'époque. Brillante élève, très précoce en poésie, Sylvia veut très tôt devenir écrivain. Elle écrit des articles pour le magazine Mademoiselle dont elle est invitée, participe aux mondanités de la vie étudiante. Beauté, brio, humour, elle a tout pour elle....
1953 : dépression qui la mène, après une tentative de suicide, dans une institution psychiatrique
1955 : diplôme de fin d'études
1956 : bourse pour l'Angleterre pour étudier à l'université de Cambridge. Elle y fait la connaissance du jeune poète anglais, Ted Hughes, avec qui elle se marie quelques mois plus tard le jour de Bloomsday
De 1957 à 1959 : le couple part vivre aux États-Unis. Elle enseigne dans son ancienne université.
Fin 1959, ils retournent à Londres, dans un tout petit appartement 3 Chalcot Square Primrose Hill, London NW1 :
                                                                        
Ils voyagent en France, en Espagne.
Avant de s'installer à la campagne, Ted et Sylvia cèdent la location de leur appartement à Primrose Hill au poète canadien David Wevill et à sa femme Assia, avec qui Ted a commencé une liaison secrète. Ils s'installent à
Court Green dans le Devon.
1960 : publication en Angleterre de son premier recueil de poèmes, The Colossus
1960 : premier enfant Frieda (qui publiera le livre de dessins de sa mère)
1961 : fausse couche ; des poèmes y feront allusion
1962 : Nicholas (souffrant de dépression, il se suicidera par pendaison à son domicile en Alaska, en 2009, à 47 ans).
Ted et Sylvia se séparent moins de deux ans après la naissance de leur premier enfant. Ted a une liaison avec l'épouse d'un ami poète (elle se suicidera en 1969, emportant dans la mort leur fille commune). Cette période de colère et de désespoir est très productive de sa vie d'écrivaine.
Sylvia avec ses deux enfants, été 1962 :
                                                                 
1962, Sylvia Plath retourne s'installer à Londres avec ses enfants. Elle loue un appartement 23 Fitzroy Road, à quelques minutes à pied de Chalcot Square, dans une maison autrefois occupée par le poète irlandais William Butler Yeats, ce qui est pour elle un bon présage.
                                                                
         
L'hiver 1962-1963 est l'un des plus rudes du siècle à Londres.
1963 : se suicide à 31 ans dans son appartement à Londres : elle s'allonge dans la cuisine, ouvre le gaz, après avoir pris soin de protéger sa fille et son fils, qui dormaient à l'étage supérieur, en calfeutrant la cuisine. Elle est enterrée au cimetière Saint Thomas Becket dans le Yorkshire (voir sa tombe et la visite filmée émouvante du cimetière, 1 min 30). Ted Hughes devient l'exécuteur testamentaire de l'héritage personnel et littéraire de son épouse. Il supervise la publication de ses manuscrits.
1965 : Ariel est publié.
1982 : le prix Pulitzer de poésie lui est attribué à titre posthume pour Collected Poems, qui a été publié après sa mort ; c'est le cas d'une grande partie de ses textes, dont Ariel qui a eu un grand succès.
1998 : son mari publie Birthday Letters, 35 ans après la disparition de Sylvia Plath : un hommage à la poétesse qui a partagé sa vie pendant sept ans.
   
 
Des lieux habitées par certaines d'entre nous : Picardie, Paris, Nice...
 

20 décembre 1955 : Sylvia quitte Cambridge pour passer ses vacances de Noël en France, où elle rêve de se rendre depuis son escale à Cherbroug, et depuis qu'elle a repris contact avec Richard Sassoon, étudiant à la Sorbonne. En compagnie de son ancien petit ami, elle visite Paris.

Janvier 1956 : arrivée à Nice le 1er, pour un séjour avec Richard Sassoon sur la Côte d'Azur, Sylvia découvre émerveillée la Promenade des Anglais et l'arrière-pays niçois. Sur un scooter, à travers les routes sineuses et les collines plantées d'oliviers, ils se rendent à Vence, à la chapelle du Rosaire décorée par Matisse.

L'été 1956, elle est seule à Paris dans un hôtel près de Notre-Dame. Samantha McEwen était son amie et sa colocataire.
My Second Home: Sylvia Plath in Paris, 1956, de Dave Haslam (Confingo Publishing, 2020), évoque son séjour parisien

En 1961, Sylvia Plath et Ted Hughes passent l'été à Berck, séjour dont elle tirera le long poème "Berck-Plage" dans son recueil Ariel. On peut voir un film ici consacré à Sylvie Plath à Berck, par Marie Marie Bonnard, Arte, 2017,12 min.

 

Sylvia Plath interviewe Elizabeth Bowen pour Mademoiselle en 1953.
D'autres photos de Sylvia Plath à voir sur le site du Guardian.

Sylvia Plath à Paris en 1956
 
 
• Les livres de Sylvia Plath
 

Nombre des publications dates d'après 1963, et sont donc posthumes.

Poésie (voir ci-dessous des liens pour entendre la voix de Sylvia Plath lisant certains de ses poèmes)
1960 : The Colossus
1965 : Ariel 2004 : Ariel(The Restored Edition)
1968 : Three women
1971 : Crossing the Water
Winter Trees
1981 : Collected Poems
1985 : Selected Poems

Fiction
1963 : The Bell Jar
1977 : Johnny Panic and the Bible of Dreams (nouvelles)

Textes autobiographiques
1976 : Letters Home : correspondence 1950-1963
1982 : Journals

Littérature pour enfants
1976 : The Bed Book, illustrated by Quentin Blake
1996 : The It-Doesn’t-Matter Suit
2001 : Collected Children's Stories

 

 

 
Des livres sur Sylvia Plath
  Dont certains très personnels :
Sylvie Doizelet, auteure de La terre des morts est lointaine : Sylvia Plath (Gallimard/L'un et l'autre, 1996)
Taïna Tuhkunen, Sylvia Plath : une écriture embryonnaire (L’Harmattan, 2002) : une étude de l'écriture de Sylvia Plath
Patricia Godi, Sylvia Plath : mourir pour vivre, biographie (Aden, 2007)
Gwenaëlle Aubry, Lazare mon amour (L'une et l'autre, 2015 ; réed. de l’Iconoclaste, 2016)
 
      
  Deux auteures incluent Sylvia Plath dans une étude sur quelques autres écrivaines :
Shoshana Rappaport-Jaccotet, auteure de Léger mieux (Le bruit du temps, 2010) : Shoshana Rappaport fait le portrait de Virginia Woolf, Marina Tsvetaïeva et Sylvia Plath.
Lydie Salvayre, Sept femmes (Perrin, 2013 ; rééd. Points, 2014) : Lydie Salvayre présente son rapport personnel à Emily Brontë, Djuna Barnes, Colette, Marina Tsvetaeva, Virginia Woolf, Ingeborg Bachmann et Sylvia Plath (un livre lu avec Lirelles en janvier 2015).
 
      
  Des romans autour du couple de poètes Sylvia et Ted et du mystérieux destin de Sylvia, morte à 31 ans :
Kate Moses, Froidure (Petit Quai Voltaire, 2004, puis Folio 2006 ) : l'Américaine recrée les derniers mois de Sylvia Plath, mêlant les souvenirs de sa vie avant sa rencontre avec le poète Ted Hughes. Cet hiver 1962 à Londres est décidément froid, trop froid...
Claude Pujade-Renaud, Les femmes du braconnier (éd. Actes-Sud, 2010) : une biographie romancée où Ted est un chasseur.
Oriane Jeancourt Galignani, Mourir est un art, comme tout le reste (Albin Michel, 2013) : il s'agit d'une confession imaginaire de l’écrivain.
Connie Palmen, Ton histoire Mon histoire (Actes Sud, 2018) : la romancière néerlandaise reprend le mythe de l’écrivaine en donnant une voix poignante à son époux et poète, Ted Hughes.
 
 
 

 

 
• La traduction
  Il y a une seule traduction de La cloche de détresse en français, de Michel Persitz, datant de 1972, mais révisée à deux reprises, d'abord par Audrey van de Sandt (Imaginaire Gallimard), puis par Caroline Bouet (Denoël).
Comparons les trois versions du début du livre, avec l'original : la dernière version l'emporte...
   
 
• Les préfacières
 

Les préfacières des éditions actuelles sont très différentes, et les préfaces également :

 Denoël : Rachida Brakni, née en 1977, comédienne, actrice de cinéma et chanteuse, metteure en scène, pensionnaire à la Comédie Française (de 1997 à 2004). LA PRÉFACE =>ICI insiste sur l'aspect autobiographique du roman.
Imaginaire Gallimard : Colette Audry (1906-1990) auteure dramatique, femme de lettres, scénariste (en particulier du film culte pour les lesbiennes : Olivia, 1951, dont la réalisatrice est sa sœur Jacqueline Audry...) ; membre du bureau politique du Parti socialiste (1971-1979), co-fondatrice du Mouvement démocratique féminin au début des années 60. LA PRÉFACE =>ICI insiste sur l'écriture.
Quarto Gallimard : Patricia Godi, maîtresse de conférences en poésie américaine, études des poètes femmes, études féminines et de genre, à l'Université Clermont Auvergne ; voir sa considérable bibliographie sur Sylvia Plath. LA PRÉFACE=>ICI replace le livre dans l'œuvre et le parcours de l'écrivaine et de la femme.

 
 
Des films
 

Adaptation du livre à l'écran : The Bell Jar, 1979, de Larry Peerce, avec Marilyn Hassett and Julie Harris, 1h52 : le film est en ligne sur youtube mais sans sous-titrages.

Le Dr Jane V. Anderson, psychiatre de Boston, dont Plath se serait inspirée pour ce personnage dans le roman, a manifesté son mécontentement par rapport au traitement dont elle faisait l'objet dans le film, a intenté une action en justice et a été dédommagée de 150 000 $...

De même, le personnage de Joan, qui fréquente l'asile en même temps qu'Esther et qui a elle aussi fréquenté Buddy Willard, se remarque dans le récit par son lesbianisme et son suicide, alors que la personne réelle dont s'est inspirée Plath n'était pas lesbienne et n'avait vraisemblablement pas commis l'irréparable puisqu'elle était en mesure de se manifester dix ans après l'écriture du roman et vingt après les événements qui y sont racontés...

Plath se serait inspirée d'un fait divers plutôt que de la réalité pour mettre en scène la mort du personnage de Joan. À partir du constat d'une telle déformation de la réalité, il est difficile de tenir pour acquise la fiabilité des faits et événements racontés par Plath dans La cloche de détresse.

Dans le même ordre d'idées, la scène presque cocasse dans laquelle Buddy Willard demande à Esther si elle a déjà vu un homme nu avant de se dévêtir se serait produite lors d'un rendez-vous avec un autre jeune homme que celui dont Plath s'est inspirée pour le personnage de Buddy (voir le mémoire universitaire L'expression de la révolte chez Sylvia Plath dans son journal et The Bell Jar de Jacinthe Boivin-Moffet, Université de Québec).

En 2016, on annonce que l'actrice et mannequin Kirsten Dunst ferait ses débuts derrière la caméra avec une adaptation de La Cloche de détresse avec Dakota Fanning (remarquée dans le blockbuster de science-fiction La Guerre des mondes de Steven Spielberg) dans le rôle de Esther Greenwood. Tout le casting est affiché ici.
Et finalement, trois ans plus tard, Kirsten Dunst renonce au projet...

Documentaire américain sur Sylvia PLATH, Portrait : Mourir est un art de Lawrence Pitkethly, 1988, 55 min : le film sous-titré est en ligne sur youtube

Biopic britannique : Sylvia par Christine Jeffs, 2003 : bande annonce ici.
Frieda Hughes, la fille de Sylvia et Ted, a accusé les réalisateurs du film de tirer profit de la mort de sa mère.

 
 
À la radio
 

Interviews
- Interview de Sylvia Plath et Ted Hughes (en 1961, 20 min, non traduit)
- Interview de Sylvia Plath (en 1962, 14 min, non traduit)

Poèmes : dits par Sylvia Plath elle-même : "Daddy" (en 1962, avec sous-titres en français, 3 min 35), "Tulips" (4 min 35, le poème en anglais à lire ici), "A Birthday Present" (4 min, avec le texte écrit en anglais), "Mushrooms" (en 1959, avec sous-titres en français, 1 min 15, le dessin en illustration est de la main de Sylvia Plath, ce sont les toits devant la fenêtre de sa chambre d'hôtel, à Paris, où elle séjourne en 1956)
Quatre poèmes extraits d'Ariel (Gallimard), dits en français par Lilian Rochat (3 min 46) : "Moutons dans la brume", "La lune et le cyprès", "Extrémité", "Les mots"

Pages arrachées à Sylvia Plath, France Culture, du 22 au 26 mars 2013, 5 émissions de 25 min, textes de Sylvia Plath lus par des acteurs.rices :
- 1/5 : La vie en sonnets et sextines
- 2/5 : Lady Lazarus
- 3/5 : Lettre d’amour
- 4/5 : Ariel
- 5/5 : Ted Hughes

• Témoignage des derniers jours
-
The Last Days of Sylvia Plath, Witness History, BBC (11 février 2013, 10 min, non traduit)

Série "Sylvia Plath et le paradis perdu", La Compagnie des œuvres, France Culture, par Matthieu Garrigou-Lagrange, du 8 au 11 mars 2021, 4 émissions d'une heure, très complètes.
- 1/4 : Une vie bousillée, avec Patricia Godi, maîtresse de conférences-HDR, autrice de Sylvia Plath : mourir pour vivre (Aden, 2007) et responsable de l’édition de ses Œuvres dans la collection Quarto de Gallimard (2011). "Dame Lazare" : c'est ainsi que la poétesse, romancière et essayiste américaine Sylvia Plath se baptise dans son recueil inachevé Ariel. L'émission retrace l’existence de cet esprit brillant, précocement consumé, fondu "en un seul cri".
- 2/4 : L'indomptable fureur d'écrire, avec Gwenaëlle Aubry auteure de Lazare mon amour, reparu en 2016 aux éditions de l’Iconoclaste, et Shoshana Rappaport-Jaccotet, auteure de Léger mieux (Le bruit du temps, 2010). Lorsque Sylvia Plath se donne la mort le 11 février 1963, La cloche de détresse, son premier roman, a paru un mois plus tôt. Elle le laisse dans son sillage, ainsi qu’un recueil de poésie publié en 1960, "Le Colosse". Son brillant destin littéraire l’attend par-delà la mort.
- 3/4 : Le livre à venir de Sylvia Plath, avec Taïna Tuhkunen, professeure de littérature et cinéma nord-américains à l’Université d’Angers et autrice de Sylvia Plath : une écriture embryonnaire (L’Harmattan, 2002). L'émission interroge la question du biographique chez Sylvia Plath, mais également sa conception de l’écriture féminine à la lumière de celle d’Hélène Cixous, ainsi que les liens entre sa littérature et le mouvement du Pop-Art.
- 4/4 : Sylvia et Ted, un cercle magique, avec Sylvie Doizelet, auteure de La terre des morts est lointaine : Sylvia Plath (Gallimard/L'un et l'autre, 1996). Quelle fut la nature de la relation amoureuse et littéraire des époux Sylvia Plath et Ted Hughes ? Que dire du rapport de Plath au divin, à la maternité ? L'émission explore ces questions dans un quatrième et dernier épisode dédié à l’autrice d’Ariel.

Retour sur l'œuvre de la poétesse et écrivain Sylvia Plath, La Grande Table, par Caroline Broué, France Culture, 27 octobre 2011, 30 min à partir de la 54e min
Autour de la publication de ses Œuvres dans la collection QUARTO, éditions Gallimard, avec Patricia Godi qui a dirigé l’ouvrage, Valérie Rouzeau traductrice de Sylvia Plath, Claude Pujade-Renaud nouvelliste et romancière, auteure d’une biographie romancée de Sylvia Plath Les femmes du braconnier (éd. Actes-Sud, 2010).

Sylvia Plath par Valérie Rouzeau, traductrice de Ariel (Gallimard, 2009), Ça rime à quoi, France Culture, par Sophie Nauleau, 31 octobre 2009, 35 min. Émission intéressante.

Du Jour au lendemain, par Alain Veinstein, France Culture, 15 janvier 2008, avec Patricia Godi, pour sa biographie Sylvia Plath : mourir pour vivre (Aden, 2007), 27 min. Émission lente...

 
 
Des articles
 

La consultation des titres d'articles sur plus de 20 ans donne une idée de l'image de Sylvia Plath et de son œuvre.

Les douloureuses lucidités de Sylvia Plath, Michael Peppiatt, Le Monde, 13 octobre 1972
Le destin de Sylvia Plath, Olivier Kaeppelin, Les Nouvelles littéraires, 1er janvier 1985
Place à Sylvia Plath, Eric Loret, Libération, 27 septembre 1990
Panique Plath, Claire Devarrieux, Libération, 30 septembre 1990
Plath perdue, Anne Diatkine, Libération, 7 novembre 1991
Sylvia Plath, la Bostonienne, Le Monde, 13 décembre 1991
L'écrit de détresse, Jean-Luc Douin, Télérama, 22 janvier 1992
Sylvia Plath, la création pour refuge, Geneviève Brisac, Le Monde, 10 mai 1996
Sylvia Plath délivrée du néant, Jean-Luc Douin, Le Monde, 7 février 1997
Plath and love, Libération, 29 janvier 1998
Une "love story" très controversée : Ted Hughes et Sylvia Plath : le couple maudit, Le Figaro, 16 février 1998
Sylvia Plath : poète, féministe et victime, Manuel Carcassonne, Le Figaro, 28 octobre 1999
La force singulière de Sylvia Plath, Florence Noiville, Le Monde, 5 novembre 1999
Chère Sylvia, Tiphaine Samoyault, Les Inrocks, 12 juin 2002
Sylvia Plath : A Fragmentary Girl, Gérard de Cortanze, dossier du Magazine littéraire, 1er juillet 2002
Sylvia Plath, un galop infatigable, Frédérique Fanchette, Libération, 25 avril 2003
La légende de Sylvia et Ted, Jean-Luc Douin, Le Monde, 23 juin 2006
L'écrivaine Sylvia Plath le tour d'une œuvre, Nathalie Crom, Télérama, 28 septembre 2011
Place à Sylvia Plath : la suicidée de la société américaine en romans, journaux et poèmes, Eric Loret, Libération, 8 décembre 2011
L'icône : Sylvia Plath, poète disparue,
Béline Dolat, Le Monde, 22 juin 2012
• Par Françoise Neau (approche psy) : Sylvia Plath et l'urgence d'écrire, Libres cahiers pour la psychanalyse, n° 30, 2014 et "Vivre et écrire" dans les Journaux de Sylvia Plath, Le Coq-héron, n° 219, 2014
Sylvia Plath, un trou dans le père : longtemps, je me suis tué de bonne heure, Yann Diener, Charlie Hebdo, 5 août 2020.
Sylvia Plath : chronique d’une stigmatisée, Gil Pressnitzer, un dossier du site Esprits nomades
La cloche de détresse de Sylvia Plath, Gregory Mion, site Stalker de Juan Asensio, 20 février 2021.

   
 
Les dessins de Sylvia Plath
  Sa fille Frieda Hughes a publié un recueil des encres de sa mère dans un très bel ouvrage Dessins, éd. de la Table ronde, 2016 : ces dessins sont réalisés à la plume lors de voyages en France, en Espagne, aux États-Unis sur une période de deux ans (1955-1957).
 

  Dans sa correspondance et son journal, Plath parle régulièrement de ses œuvres picturales.
 
À Washington, la National Portrait Gallery du Smithsonian a consacré
une rétrospective à son œuvre picturale intitulée "One Life : Sylvia Plath".
Voici un portrait qui y était exposé, elle avait 20 ans :
"Triple-Face Portrait", 1950-1951.
Elle peint et dessine dès son enfance.
Voici son autoportrait à 11 ans,
en 1946 : "A War to End Wars" (Une guerre pour en finir avec les guerres).
   
  Nos réactions à la lecture de La cloche de détresse
  Voir le compte rendu ICI.
 

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