Saneh Sangsuk par Dirk Skiba

Quatrième de couverture :

Les villageois ont surnommé le petit vacher Patte folle, à cause de son bras atrophié. Lui appelle ses vaches Opale ou Émeraude. Il a dix ans et, près du réservoir, il émerveille ses amis avec ses marionnettes. Ils sont sur le territoire de la Mère Sacrée, puissance protectrice du village. Un cobra qui veille sort de terre et s’enroule autour du corps de l’enfant. Qui gagnera, du jeune rêveur ou du serpent ?

Saneh Sangsuk est né en 1957 près de Bangkok. Diplômé en langue et littérature anglaises, romancier, il s'est imposé, notamment avec L'Ombre blanche, comme un talent majeur de sa génération.

"Il y a dans ce texte une beauté d’épouvante. Comme si le cobra Sanek Sangsuk s’enroulait autour de son lecteur et ne le lâchait plus." Le Nouvel Observateur

Traduit du thaï par Marcel Barang



L'Ombre blanche : portrait de l'artiste en jeune vaurien, 2000
Quatrième de couverture :

Tableau tragique et drôlatique de la course au bonheur d'un jeune homme dans un Bangkok violent, où la misère et la débauche, les sentiments exacerbés, les amitiés naïves et salutaires, les trahisons et le crime constituent le seul bagage de héros anticonformistes et sans concession. Dans ce roman autobiographique, Saneh Sangsuk livre une descente aux enfers d'un sombre lyrisme et d'un humour désespéré, confession diabolique d'un désir de sainteté, de la quête sauvage d'une innocence impossible et marquée par l'obsession d'une faute originelle. Par l'érotisme et la transgression, l'écriture opère la rédemption du narrateur devenu ermite, réfugié dans une quasi-ruine, à l'orée d'un village du nord de la Thaïlande...
Cette danse d'amour et de mort, éperdue, folle, pulvérise les clichés platement racoleurs sur un pays thaï qui ne serait qu'un refuge hédoniste ou bouddhiste de notre ère post-moderne.

Une histoire vieille comme la pluie, 2004
Quatrième de couverture :

"Le révérend père Tiane avait un nombre infini de choses à raconter. Ses histoires étaient parfois loufoques parfois tristes parfois effrayantes et maintes fois regorgeaient de formules magiques et de miracles... L'histoire de la fois où il s'était rendu en pèlerinage en Inde et il s'était trouvé confronté à une harde d'éléphants à en avoir le souffle coupé, les enfants l'avaient déjà entendue et voulaient l'entendre encore ; l'histoire de la fois où il en était encore à s'entraîner pour le pèlerinage et où un cobra de douze coudées était venu lui tenir compagnie sur sa couche par une nuit glacée de la saison froide de cette année-là, les enfants l'avaient déjà entendue et voulaient l'entendre encore ; [...] l'histoire du tigre mangeur d'homme dont l'âme de la victime avait fini par l'habiter et par faire de lui un tigre saming au corps de tigre dominé par l'âme maléfique [...] les enfants l'avaient déjà entendue et voulaient l'entendre encore..." S.S.

Seule sous un ciel dément, 2014Quatrième de couverture :

"Aux temps du Bouddha", une très vieille bonzesse, pleine de sagesse et de compassion, raconte son histoire à ses disciples. Jeune femme pauvre, brue dans une famille princière qui la traite en esclave, elle a donné naissance à un fils, Wélou. Ce petit garçon vif et gai est son seul bonheur, toute sa vie et même sa survie : grâce à lui elle a enfin une place dans la maison de son mari. Mais un matin à l’aube Wélou est mordu par un cobra. La jeune femme, affolée, fuit la maison, l’enfant dans les bras, à la recherche de ce qui pourrait le sauver… Commence une longue quête éperdue à travers la jungle, les villages et le temps.

Un livre intense, inattendu, envoutant.

Saneh Sangsuk, né en 1957 près de Bangkok, diplômé en langue et littérature anglaises, s’impose comme un talent majeur de sa génération. L’Ombre blanche (Seuil, 2001) et Venin (Seuil 2001 et Points) l’ont fait apprécier du public français.



Saneh Sangsuk
décoré

L'ambassadeur de France Laurent Bili a remis les insignes de Chevalier des Arts et des Lettres au romancier Saneh Sangsuk le 7 novembre 2008. Selon les mots de l'ambassadeur, Saneh Sangsuk est indiscutablement le romancier thaïlandais le mieux connu en France. Venin, son bref et captivant roman, a été publié aux éditions du Seuil, puis en poche, et s'est vendu à plus de 25000 exemplaires. L'ombre blanche est reconnu par les critiques européens comme un chef d'œuvre, qui fait de Saneh Sangsuk l'un des grands écrivains contemporains...
La cérémonie s'est déroulée en présence de Marcel Barang, traducteur de l'œuvre de Saneh Sangsuk, et du dessinateur Sera, qui a remis à l'écrivain une toile inspirée de son œuvre brossée pendant la cérémonie... (blog francothai)

Saneh SANGSUK (né en 1957)
Venin (publié en Thaïlande en 2000, en 2001 en France)

Nous avons lu ce livre pendant notre cinquième Semaine lecture du 7 au 14 juillet 2018 dans les Hautes-Alpes. Les 7 livres lus pendant la semaine : ICI

Nos avis seront développés ultérieurement, à partir de ces premières cotes d'amour (15 participants à la Semaine lecture, 4 à distance) :

Rozenn, Manon Jacqueline, Muriel, Monique S
Edith, Suzanne, Denis, Claire, Lisa, Marie-Odile
Fanny, Séverine, Manuel, Catherine
Françoise, Chantal, Nathalie, Fanfan

Quelques repères sur l'auteur
- Né en 1957 près de Bangkok, dans une famille paysanne, Saneh Sangsuk est le fils d'un chef de village. J
eune rebelle, il est placé à 16 ans par son tuteur et avec lui dans un camp militaire au moment de la chute de la dictature.
- En 1976, il intègre l'université et en ressort diplômé en langue et littérature anglaises.
- Il a commencé à écrire des nouvelles dès le collège, inspiré par les auteurs thaïlandais et internationaux : Oscar Wilde, Rabindranath Tagore, Juan Ramón Jiménez, Franz Kafka, Hemingway, Henry Miller et James Joyce, ces derniers décisifs (Sangsuk cite Ulysse comme l'une de ses motivations pour écrire).
- Il est confronté à des problèmes matériels importants. En 1994, il publie son unique roman en Thaïlande, L’ombre blanche, à compte d'auteur, dans la maison d’édition Arunthaî qu'il a créée ; ce roman autobiographique dans lequel il raconte ses frasques d'adolescent n'a aucun succès en Thaïlande, mais est bien reçu par un public international (traduit en sept langues).
- Parallèlement à l'écriture, il a travaillé pour l'USAID (Agence américaine pour le développement national), dans la publicité, comme traducteur : La faim de Knut Hamsun, Le soleil se lève aussi d’Hemingway, La Métamorphose de Kafka, et aussi : Rabindranath Tagore, Oscar Wilde, Joyce, Oscar Wilde, David Ogilvy.
- En 2008, il reçoit l'insigne de chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres par l'ambassadeur français pour sa contribution à la littérature.
- Aujourd'hui, il vit retiré à Phetchaburi, à 160 km de Bangkok, loin de la vie littéraire d'un pays qui ne s'intéresse que tardivement à son œuvre.

Les œuvres de Saneh SANGSUK traduites en français
Toutes publiées au Seuil, coll. "Cadre vert", et traduites par Marcel Barang :
- L'Ombre blanche : portrait de l'artiste en jeune vaurien, 2000, 496 p.

- Une histoire vieille comme la pluie, 2004, 228 p.
- Venin, 2001 (publié en 2000 en Thaïlande)  ; puis Points 2005,
96 p.
- Seule sous un ciel dément, 2014, 160 p.

Des articles sur Saneh SANGSUK
- Une présentation panoramique et illustrée de l'œuvre de Saneh Sangsuk par des amoureux de la Thaïlande et de sa littérature : alainbernardthailande
- Un article savant qui donne des éclairages sur l'auteur et sur son écriture : "Le rejet des mythes canoniques bouddhiques dans L’ombre blanche de Saneh Sangsuk : vers un non-bouddhisme", Frédéric Maurel, Moussons (Recherches en sciences sociales sur l'Asie du Sud-Est), n° 4, 2001

Dans la presse généraliste (au fur et à mesure des traductions)
- "Plus fort que moi", Les Inrockuptibles, 9 janvier 2001 (sur L'ombre blanche)
- "Opéra de Sangsuk", Cécile Moscovitz, Libération, 8 février 2001 (sur L'ombre blanche)
- "Une seule vie", La Quinzaine littéraire, 1er février 2001 (sur L'ombre blanche)
- "Morsure entêtante", Livres Hebdo, 11 mai 2001 (sur Venin)
- "Le vaurien thaï", Jean-Luc Douin, Le Monde, 22 juin 2001 (sur Venin et L'ombre blanche)
- "Saneh Sangsuk Venin", Nathalie Agogue, Libération, 28 juin 2002 (sur Venin)
- "Un tigre dans son auteur", Natalie Levisalles, Libération, 16 septembre 2004 (sur Une histoire vieille comme la pluie)
- "Traduit du thaï", La Quinzaine littéraire, 1er novembre 2004 (sur Une histoire vieille comme la pluie)
- "Un conte bouddhique parfait", Maurice Mourier, La Quinzaine littéraire (sur Seule sous un ciel dément), 1er septembre 2014.

Sur le traducteur Marcel Barang
- "Thaï crayon", interview du traducteur Marcel Barang sur la littérature thaï, Natalie Levisalles, Libération, 16 septembre 2004
- Marcel Barang, "La traduction littéraire passe par le mot à mot", Impressions d’Extrême-Orient, n° 3, décembre 2013
- Un portrait du journaliste "Marcel Barang, une histoire française en Thaïlande", Jean-Noël Orengo, Arrêt sur info, 22 juillet 2015
- Un portrait du traducteur sur le site de la belle revue littéraire Jentayu (nouvelles voix d'Asie), réactualisé selon les traductions (Jentayu publie par ailleurs un hors série sur la littérature contemporaine thaïe).
- Le site de Marcel Barang sur la littérature thaïe : thaifiction.com ; et son blog : marcelbarang.wordpress.com

Fiction et réalité
En Indonésie, le corps d'une femme avalée par un python de sept mètres, a été retrouvé intact dans le ventre de l’animal : Le Monde
, 16 août 2018 et pour le voir pour le croire : ICI sur le site witfm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos cotes d'amour pour le livre, de l'enthousiasme au rejet :
à la folie
grand ouvert
beaucoup
¾ ouvert
moyennement
à moitié
un peu
ouvert ¼
pas du tout
fermé !

 

 

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