Goliarda SAPIENZA
L’Université de Rebibbia
trad. de l'italien Nathalie Castagné
Le Tripode, 2013
rééd. Poche, 2019 200 p.

Quatrième de couverture :

L’Université de Rebibbia est le récit du séjour que fit Goliarda Sapienza dans une prison romaine en 1980. Moment critique dans la vie de l’auteur : après s’être consacrée de 1967 à 1976 à l’écriture du monumental roman L’Art de la joie et avoir fait face à un refus général des éditeurs italiens, c’est une femme moralement épuisée qui intègre l’univers carcéral de Rebibbia, la plus grande prison de femmes du pays. Pour un vol de bijoux qu’il est difficile d’interpréter : aveu de dénuement ? Acte de désespoir ? N’importe. Comme un pied de nez fait au destin, Goliarda va transformer cette expérience de l’enfermement en un moment de liberté, une leçon de vie. Elle, l’intellectuelle, la femme mûre, redécouvre en prison – auprès de prostituées, de voleuses, de junkies et de jeunes révolutionnaires – ce qui l’a guidée et sauvée toute sa vie durant : le désir éperdu du monde.

L’Université de Rebibbia est un nouveau tour de force dans l’œuvre d’une femme au parcours décidément hors norme. Il fut immédiatement perçu comme un texte important en Italie. Publié par la prestigieuse maison d’édition Rizzoli, le livre fut accueilli avec enthousiasme par la critique et le public. On découvrait avec étonnement une écrivaine déjà âgée, partageant avec drôlerie et férocité son expérience d’une prison qui, pour reprendre ses mots, "a toujours été et sera toujours la fièvre qui révèle la maladie du corps social".

Ironie de l’histoire, L’Université de Rebibbia deviendra ainsi le premier succès de Goliarda Sapienza. Et son dernier. Malgré les bonnes ventes du livre, Rizzoli maintint son refus de publier L’Art de la joie, condamnant encore pour plusieurs années ce texte à l’obscurité d'un tiroir.

Goliarda Sapienza (1924-1996)
L'Université de Rebibbia (1983, traduction en 2019)

Nous lisons ce livre pour le 6 février 2026.

AUTOUR DU LIVRE
Repères biographiques
Publications de Goliarda Sapienza
La suite arrive...
REPÈRES BIOGRAPHIQUES

UNE BIOGRAPHIE RÉCENTE

LA traductrice de Goliarda Sapienza, Nathalie Castagné,
est aussi l'auteure de la première biographie : Vies, morts et renaissances de Goliarda Sapienza, Seuil 2024.

UN DOCUMENTAIRE SUR ARTE

Désir et rébellion : L’Art de la joie (disponible jusqu’en 2026) de Coralie Martin, 2023, 59 min : archives inédites, voix de l’autrice, interventions d’Angelo Pellegrino, son dernier compagnon, Frédéric Martin éditeur et Nathalie Castagné traductrice et biographe.

DES ÉMISSIONS DE RADIO retracent sa vie 
L'Art de la joie étant son livre le plus célèbre, les émissions, quand son oeuvre est évoquée, se centrent souvent sur ce livre.

- Belle présentation en images en 4 minutes sur France Culture ici de sa vie et son œuvre ›ici.

- Deux épisodes d'une heure de La Compagnie des œuvres, Matthieu Garrigou-Lagrange :
1/2 : "Vie de Goliarda Sapienza", originaire de Sicile, née en 1924 et morte en 1996. Avec Nathalie Castagné, traductrice de toute l'œuvre de Goliarda Sapienza.
2/2 : "Goliarda et L'Art de la joie", refusé par les maisons d'édition du vivant de son auteur, redécouvert en France, avec Frédéric Martin, fondateur et directeur des éditions Le Tripode, pour retracer l'histoire singulière de la publication de l'Art de la joie et parler avec passion de cette fresque.

- "Retour sur l'œuvre de Goliarda Sapienza", Caroline Broué, La Grande Table d'été, 9 juin 2015, 30 min, avec Nathalie Castagné, traductrice et Frédéric Martin éditeur.

- Et si vous préférez France Inter, écoutez Zoé Varier, L'heure des rêveurs, 5 juin 2015, avec Nathalie Castagnié, 52 min.

- Encore et toujours France Culture : "Goliarda Sapienza (1924-1996), la Madone indocile", Julie Navarre, Toute une vie, 13 février 2021, avec Angelo Maria Pellegrino, écrivain, comédien, dernier compagnon de Goliarda Sapienza, auteur de Goliarda Sapienza, telle que je l'ai connue (Le Tripode, 2015), avec Nathalie Castagné, traductrice, Frédéric Martin, directeur des éditions Le Tripode, Florence Lorrain, libraire à L'Art de la joie - nom choisi en référence à l'ouvrage de Goliarda Sapienza, 58 min.

- "Ascension sociale : tout un roman 2/3 : L’Art de la joie de Goliarda Sapienza, itinéraire d'une stratège", Tiphaine de Rocquigny, Entendez-vous l'éco ?, 1er février, 2023, 59 min

- "Livres cultes : travailler un chef-d'œuvre, L’Art de la joie de Goliarda Sapienza", Marie Richeux, Le Book Club, 26 février 2024, 59 min.

BIOGRAPHIE DÉTAILLÉE
Goliarda Sapienza (1924-1996) est née en Sicile de parents militants socialistes antifascistes cultivés.
Très engagée elle-même, elle aimera des hommes et des femmes.
Une biographie détaillée termine son livre Moi, Jean Gabin (ainsi que le livre de son dernier compagnon qui lui est consacré : Goliarda Sapienza, telle que je l'ai connue), reproduite en grande partie ci-dessous.

Les origines
- 1880 : naissance de Maria Giudice, mère de Goliarda.
- 1884 : naissance de Giuseppe Sapienza, père de Goliarda.
- 1902-1905 : début de l'activité syndicale et journalistique de Maria Giudice. Inscription au Parti Socialiste. Première arrestation. Maria rencontre l'anarchiste Carlo Civardi puis se réfugie en Suisse pour échapper à la prison. Rencontre Angelica Balabanoff, Lénine et Mussolini.
- 1904-1913 : naissance des sept enfants de Maria Giudice et Carlo Civardi, en union libre. La famille, qui vit dans un grand dénuement, s'installe à Milan en 1910. Maria, institutrice, est licenciée pour conduite immorale.
- 1911 : Giuseppe Sapienza devient secrétaire de la Chambre du Travail de Catane.
- 1916 : Maria Giudice devient la première femme à occuper le poste de secrétaire de la Chambre du Travail de Turin. L'année suivante, elle est nommée secrétaire de la Fédération Socialiste de la province de Turin et devient rédactrice en chef de l'hebdomadaire socialiste Il grido del popolo (Le Cri du peuple), auquel collaborera Antonio Gramsci.
- 1918-1920 : Maria Giudice est condamnée à trois ans de prison pour avoir incité les ouvriers d'une manufacture d'armes à abandonner le travail. Libérée l'année suivante, elle rencontre le futur père de Goliarda, Giuseppe Sapienza, lors d'une manifestation et s'établit avec lui à Catane à partir de 1920. Avec eux vivent six enfants de Maria et trois enfants de Giuseppe.
- 1920-1922 : Maria milite en Sicile pour une gestion communautaire des terres et la création d'un minimum salarial. Elle et Giuseppe dirigent la Chambre du Travail de Catane et le journal Unione, dont les locaux sont incendiés à deux reprises par les fascistes. Ces derniers tentent aussi de les assassiner. En 1921, un des fils de Giuseppe est retrouvé noyé : on ignore si cet assassinat est l'œuvre de la mafia ou des fascistes. En 1921 naît la première fille de Maria et Giuseppe, Goliarda. L'enfant meurt au bout de quelques jours.

L'enfance
- 1924 : Goliarda Sapienza naît à Catane, dans une famille recomposée, comportant 10 enfants.
- 1925-1928 : rupture de l'équilibre familial. Trois enfants de la famille meurent dramatiquement : l'une d'une pleurite, après une nuit passée dans une rizière pour échapper aux milices, l'autre retrouvé pendu en prison, ainsi que le dernier né de la famille. En outre, Giuseppe Sapienza s'est épris de la fille de sa femme, Olga, qui a 15 ans ; sa sœur Licia décide de quitter Catane avec elle ; Maria accompagne ses deux filles à Stradella pour les aider à s'installer. Quelques années plus tôt, il y avait déjà eu un précédent incestueux entre Giuseppe et une autre fille de Maria, lorsqu'elle était encore adolescente.
- 1933 : la famille Sapienza-Giudice déménage dans la Civita ; ce quartier populaire de Catane rassemble artisans de toutes sortes et prostituées.
- 1938 : à 14 ans, Goliarda quitte définitivement l'école, tandis que sa mère montre les premiers signes d'un effondrement psychique.


Les premières années à Rome
-
1940 : à 16 ans, Goliarda commence à travailler pour une compagnie de théâtre sicilienne et prépare l'examen d'admission à l'Académie nationale d'art dramatique de Rome. L'année suivante, elle obtient une bourse d'études qui lui permet de suivre les cours de l'école. Sa mère s'établit à Rome avec elle.
- 1942 : arrestation de Giuseppe Sapienza, détenu pendant trois mois à la prison de Catane.
- 1942-44 : Goliarda monte sur scène, notamment dans des pièces de Pirandello, mais interrompt ses études quand l'Italie signe un armistice avec les alliés : c'est le début de l'occupation allemande de l'Italie et de la résistance antifasciste. Giuseppe Sapienza s'établit à Rome et crée les brigades Vespri. Goliarda en fait partie sous un faux nom. Recherchée par la police allemande, elle se réfugie dans un couvent. C'est un des moments les plus difficiles de la vie de Goliarda, éprouvée par la guerre, la persécution nazie, la faim et une violente crise de tuberculose. La santé mentale de sa mère s'est aussi aggravée, elle est hospitalisée dans un asile psychiatrique. La guerre finie, Goliarda retourne à l'Accademia. Mais elle prend part aux manifestations des étudiants et abandonne finalement ses études.
- 1945-52 : Goliarda se consacre au théâtre. Elle fonde en 1945, avec Silverio Blasi et Mario Landi, la compagnie de théâtre d'avant-garde T45 (le théâtre 1945), puis entre en 1946 dans la Compagnia del piccolo teatro d'arte. En 1948, elle rencontre le futur réalisateur Francesco (ou Citto) Maselli - début d'une liaison qui durera 18 ans. En 1950, elle fonde avec Silverio Blasi la Compagnia du teatrino Pirandello. En 1951, elle connaît le succès pour son rôle dans Vêtir ceux qui sont nus de Pirandello.
- 1949 : son père Giuseppe Sapienza meurt à Palerme.
- 1953 : sa mère Maria Giudice meurt à Rome des suites d'une bronchite. Umberto Terracini, ancien président de l'Assemblée Constituante, Sandro Pertini et Giuseppe Saragat, futurs présidents de la République Italienne, assistent à sa veillée funèbre - c'est dire la figure importante qu'elle fut.
- 1953-1955 : Goliarda et Citto reçoivent souvent des amis intellectuels et cinéastes. Goliarda se rapproche de Luchino Visconti, qui la fait jouer dans Medea au Théâtre Manzoni à Milan puis, en 1954, dans Senso. Goliarda rencontre l'actrice Haya Harareet : elles deviennent amies intimes.
- 1956 : ébranlement idéologique suite à la révélation des crimes staliniens. Ses crises d'angoisse se multiplient. Elle commence à écrire des poèmes (qui seront plus tard rassemblés dans le recueil Ancestrale).
- 1957 : Goliarda travaille, en tant qu'assistante, sur le film Nuits blanches de Luchino Visconti.


L'écriture

- 1958 : nouvelle crise de Goliarda, qui décide de s'éloigner du cinéma et du théâtre pour se consacrer à l'écriture.
- 1960 : retour exceptionnel au théâtre avec la pièce Liolà de Pirandello dans une mise en scène de Silverio Blasi.
- 1962 : première tentative de suicide. Goliarda est hospitalisée dans un asile psychiatrique où elle subit une série d'électrochocs. Un jeune analyste, Ignazio Majore, entreprend avec elle, à sa sortie de l'hôpital, une thérapie psychanalytique quotidienne à domicile.
- 1963 : Goliarda commence un cycle de textes autobiographiques qui, jusqu'en 1968, l'amène à interroger les faits marquants de son existence : Lettre ouverte, Le fil de midi, Les certitudes du doute.
- 1964 : suite à une crise professionnelle, sans doute liée à la relation amoureuse qu'il a nouée avec Goliarda et brusquement interrompue, Ignazio Majore abandonne son métier et ses patients. Goliarda fait une deuxième tentative de suicide et reste dans le coma durant plusieurs jours.
- 1965 : Goliarda se sépare de Citto Maselli. Durant deux ans, sur le conseil de Ignazio Majore, elle vit en compagnie d'une infirmière.
- 1967-1969 : publications successives de Lettre ouverte et de Le fil de midi aux éditions Garzanti. Goliarda se lance de façon intensive dans l'écriture de L'Art de la joie.
- 1975-1979 : Goliarda rencontre Angelo Pellegrino, avec qui elle travaillera sur ses œuvres jusqu'à la fin de sa vie. En 1978, le couple fait un voyage en Transsibérien, traverse la Russie et la Chine pendant deux mois, ayant confirmation que ce qui se racontait sur le bloc communiste, en particulier en Russie, ne correspond pas à la réalité.
- 1979 : Goliarda et Angelo se marient. Le manuscrit de L'Art de la joie, achevé, est refusé par la plupart des maisons d'édition italiennes. Sandro Pertini, ancien ami de sa mère et désormais président de la République Italienne, intervient discrètement auprès des éditions Feltrinelli. En vain.
- 1980 : Goliarda connaît une nouvelle crise morale. Arrêtée suite à un vol de bijoux dans l'appartement d'une amie, elle est détenue à la prison de femmes de Rebibbia. Elle y rencontre Roberta avec qui à la sortie de prison elle aura une relation amoureuse.
- 1983 : L’Université de Rebibbia paraît aux éditions Rizzoli. Le livre est un succès. Mais Rizzoli se refuse toujours à publier L'Art de la joie.
- 1984 : Goliarda achève l'écriture du roman Rendez-vous à Positano, non publié de son vivant.
- 1987 : Les certitudes du doute paraît aux éditions Pellicano Libri.
- 1994 : une première partie de L'Art de la joie paraît aux éditions Stampa alternativa.
- 1996 : Goliarda Sapienza meurt dans sa maison après une chute dans l'escalier.
- 1998 : l'édition du texte intégral de L'Art de la joie est établie par Angelo Pellegrino et paraît de façon posthume. Le texte passe inaperçu.
- 2002 : toujours grâce aux efforts d'Angelo Pellegrino, le recueil Destino coatto ("Destin contraint", non traduit) est publié aux éditions Empiria.
- 2005 : parution en France de L'Art de la joie, aux éditions Viviane Hamy. L'importance de cette œuvre est subitement reconnue et donne lieu à un extraordinaire succès autant critique que public.
- 2006 : en Italie, la redécouverte de Goliarda Sapienza met à jour plusieurs textes inédits importants. Les prestigieuses éditions Einaudi (que nous avons fréquentée avec Natalia Ginzburg) annoncent officiellement qu'elles s'engagent dans la parution des œuvres complètes de l'auteur (équivalant à La Pléiade en France).
- 2007 : Gaeta, ville où Goliarda est enterrée, décide d'élever une stèle funéraire en son honneur où est gravée l'inscription : À LA MÉMOIRE D'UNE VOIX LIBRE. En 2020, une place Goliarda Sapienza y est consacrée à la poésie
- 2012 : plaque située Via Pistone 20, Catane, lieu de naissance de G. Sapienza, offerte par la Società italiana delle letterate.

DES IMAGES

Goliarda avec ses parents :

Des portraits divers :



Quelques images filmées de Goliarda
(en italien)
- De 1970 : un extrait du film Lettera aperta a un giornale della sera de Francesco Maselli, un de ses compagnons pendant 17 ans, qui retrace les débats politiques d'un groupe d'intellectuels engagé contre la guerre du Vietnam, mais tiraillé entre l'envie de se rendre sur place et la peur de quitter leur vie. Goliarda Sapienza y apparaît dans le rôle d'un personnage qui porte aussi son prénom. La musique du film est de Giovanna Marini.
- De 1984 : interviewée à la télévision par Enzo Biagi à propos de son séjour à la prison de Rebibbia, suite à la publication en 1983 de son livre L’Université de Rebibbia. Elle parle de ses rencontres avec des personnes pleines de fantaisie, de chants et de désirs, dans un endroit qui est une sorte de monde en miniature, un village.

PUBLICATIONS de Goliarda Sapienza en français

Tous ses livres sont traduits par Nathalie Castagné : elle est d'ailleurs invitée dans toutes les émissions sur Goliarda Sapienza. Tous les livres sont (re)publiés aux éditions Le Tripode : le directeur Frédéric Martin est également souvent présent dans les émissions en question.

Cinq livres - Lettre ouverte, Le Fil de midi, L'Université de Rebibbia, Les certitudes du doute et Moi, Jean Gabin - constituent un ensemble autobiographique.

- 1967 (date de publication en Italie) : Lettre ouverte
- 1969 : Le fil de midi.
Le fil de midi, Viviane Hamy, 2008 : ce volume rassemble les deux ouvrages autobiographiques précédents de G. Sapienza Le fil de midi et Lettre ouverte qui sont réédités séparément par Le Tripode : Lettre ouverte, 2021 ; rééd. Poche, 2025 et Le Fil de midi, 2022 ; rééd. Poche, 2023
- 1983 : L’Université de Rebibbia, Le Tripode, 2013 ; rééd. Poche, 2019
- 1987 : Les certitudes du doute, Le Tripode, 2015 ; rééd. Poche, 2020
- 1998 : L'Art de la joie, Viviane Hamy, 2005 ; réédition Le Tripode, 2015 ; rééd. Poche, 2016
- 2002 : Destins piégés, Le Tripode, 2023, récits
- 2010 : Moi, Jean Gabin, Le Tripode, 2012 ; rééd. Poche, 2017
- 2013 : Ancestrale, Le Tripode, 2021 (Poésie)
- 2015 : Rendez-vous à Positano, Le Tripode, 2017 ; rééd. Poche, 2018

Trois ouvrages publiés d'abord en France, toujours par Le Tripode :
- Goliarda Sapienza, telle que je l'ai connue : témoignage, d'Angelo Maria Pellegrino, son dernier compagnon pendant 21 ans, 2015, 64 p.
- Carnets, 2019.

- Miroirs du temps, 2024, correspondances.

 

La suite de la doc arrive...


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