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Quatrième de couverture : LUniversité de Rebibbia est le récit du séjour que fit Goliarda Sapienza dans une prison romaine en 1980. Moment critique dans la vie de lauteur : après sêtre consacrée de 1967 à 1976 à lécriture du monumental roman LArt de la joie et avoir fait face à un refus général des éditeurs italiens, cest une femme moralement épuisée qui intègre lunivers carcéral de Rebibbia, la plus grande prison de femmes du pays. Pour un vol de bijoux quil est difficile dinterpréter : aveu de dénuement ? Acte de désespoir ? Nimporte. Comme un pied de nez fait au destin, Goliarda va transformer cette expérience de lenfermement en un moment de liberté, une leçon de vie. Elle, lintellectuelle, la femme mûre, redécouvre en prison auprès de prostituées, de voleuses, de junkies et de jeunes révolutionnaires ce qui la guidée et sauvée toute sa vie durant : le désir éperdu du monde. LUniversité de Rebibbia est un nouveau tour de force dans luvre dune femme au parcours décidément hors norme. Il fut immédiatement perçu comme un texte important en Italie. Publié par la prestigieuse maison dédition Rizzoli, le livre fut accueilli avec enthousiasme par la critique et le public. On découvrait avec étonnement une écrivaine déjà âgée, partageant avec drôlerie et férocité son expérience dune prison qui, pour reprendre ses mots, "a toujours été et sera toujours la fièvre qui révèle la maladie du corps social". Ironie de lhistoire, LUniversité de Rebibbia deviendra ainsi le premier succès de Goliarda Sapienza. Et son dernier. Malgré les bonnes ventes du livre, Rizzoli maintint son refus de publier LArt de la joie, condamnant encore pour plusieurs années ce texte à lobscurité d'un tiroir. |
Goliarda Sapienza (1924-1996)
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Repères
biographiques Publications de Goliarda Sapienza La suite arrive... |
UNE BIOGRAPHIE RÉCENTE
LA traductrice de Goliarda Sapienza, Nathalie Castagné, est
aussi l'auteure de la première biographie : Vies,
morts et renaissances de Goliarda Sapienza, Seuil 2024.
UN DOCUMENTAIRE SUR ARTE
Désir et rébellion : LArt de la joie (disponible jusquen 2026) de Coralie Martin, 2023, 59 min : archives inédites, voix de lautrice, interventions dAngelo Pellegrino, son dernier compagnon, Frédéric Martin éditeur et Nathalie Castagné traductrice et biographe.
DES ÉMISSIONS
DE RADIO retracent sa vie
L'Art de la joie étant son livre le plus célèbre,
les émissions, quand son oeuvre est évoquée, se centrent
souvent sur ce livre.
- Belle présentation en images en 4 minutes sur France Culture
ici de sa vie et son uvre ici.
- Deux épisodes d'une heure de La Compagnie des uvres, Matthieu Garrigou-Lagrange :
1/2
: "Vie de Goliarda Sapienza", originaire de Sicile, née
en 1924 et morte en 1996. Avec Nathalie Castagné, traductrice de
toute l'uvre de Goliarda Sapienza.
2/2 : "Goliarda et L'Art de la joie", refusé
par les maisons d'édition du vivant de son auteur, redécouvert
en France, avec Frédéric Martin, fondateur et directeur
des éditions Le Tripode, pour retracer l'histoire singulière
de la publication de l'Art de la joie et parler avec passion de
cette fresque.
- "Retour
sur l'uvre de Goliarda Sapienza", Caroline Broué,
La Grande Table d'été, 9 juin 2015, 30 min, avec Nathalie
Castagné, traductrice et Frédéric Martin éditeur.
- Et si vous préférez France Inter, écoutez
Zoé Varier, L'heure
des rêveurs, 5 juin 2015, avec Nathalie Castagnié,
52 min.
- Encore et toujours France Culture : "Goliarda
Sapienza (1924-1996), la Madone indocile", Julie Navarre,
Toute une vie, 13 février 2021, avec Angelo Maria Pellegrino,
écrivain, comédien, dernier compagnon de Goliarda Sapienza,
auteur de Goliarda
Sapienza, telle que je l'ai connue (Le Tripode, 2015), avec Nathalie
Castagné, traductrice, Frédéric Martin, directeur
des éditions Le Tripode, Florence Lorrain, libraire à L'Art
de la joie - nom choisi en référence à l'ouvrage
de Goliarda Sapienza, 58 min.
- "Ascension
sociale : tout un roman 2/3 : LArt de la joie de Goliarda
Sapienza, itinéraire d'une stratège", Tiphaine
de Rocquigny, Entendez-vous l'éco ?, 1er février,
2023, 59 min
- "Livres
cultes : travailler un chef-d'uvre, LArt de la joie
de Goliarda Sapienza", Marie Richeux, Le Book Club,
26 février 2024, 59 min.
BIOGRAPHIE DÉTAILLÉE
Goliarda Sapienza (1924-1996) est née en Sicile de parents militants
socialistes antifascistes cultivés.
Très engagée elle-même, elle aimera des hommes et
des femmes.
Une biographie détaillée termine son livre Moi,
Jean Gabin (ainsi que le livre de son dernier compagnon qui lui
est consacré : Goliarda
Sapienza, telle que je l'ai connue), reproduite en grande partie
ci-dessous.
Les origines
- 1880 : naissance de Maria Giudice, mère
de Goliarda.
- 1884 : naissance de Giuseppe Sapienza, père de Goliarda.
- 1902-1905 : début de l'activité syndicale et journalistique
de Maria Giudice. Inscription au Parti Socialiste. Première arrestation.
Maria rencontre l'anarchiste Carlo Civardi puis se réfugie en Suisse
pour échapper à la prison. Rencontre Angelica
Balabanoff, Lénine et Mussolini.
- 1904-1913 : naissance des sept enfants de Maria Giudice et Carlo Civardi,
en union libre. La famille, qui vit dans un grand dénuement, s'installe
à Milan en 1910. Maria, institutrice, est licenciée pour
conduite immorale.
- 1911 : Giuseppe Sapienza devient secrétaire de la Chambre du
Travail de Catane.
- 1916 : Maria Giudice devient la première femme à occuper
le poste de secrétaire de la Chambre du Travail de Turin. L'année
suivante, elle est nommée secrétaire de la Fédération
Socialiste de la province de Turin et devient rédactrice en chef
de l'hebdomadaire socialiste Il grido del popolo (Le Cri du peuple),
auquel collaborera Antonio
Gramsci.
- 1918-1920 : Maria Giudice est condamnée à trois ans de
prison pour avoir incité les ouvriers d'une manufacture d'armes
à abandonner le travail. Libérée l'année suivante,
elle rencontre le futur père de Goliarda, Giuseppe Sapienza, lors
d'une manifestation et s'établit avec lui à Catane à
partir de 1920. Avec eux vivent six enfants de Maria et trois enfants
de Giuseppe.
- 1920-1922 : Maria milite en Sicile pour une gestion communautaire des
terres et la création d'un minimum salarial. Elle et Giuseppe dirigent
la Chambre du Travail de Catane et le journal Unione, dont les
locaux sont incendiés à deux reprises par les fascistes.
Ces derniers tentent aussi de les assassiner. En 1921, un des fils de
Giuseppe est retrouvé noyé : on ignore si cet assassinat
est l'uvre de la mafia ou des fascistes. En 1921 naît la première
fille de Maria et Giuseppe, Goliarda. L'enfant meurt au bout de quelques
jours.
L'enfance
- 1924 : Goliarda Sapienza naît à Catane, dans une
famille recomposée, comportant 10 enfants.
- 1925-1928 : rupture de l'équilibre familial. Trois enfants de
la famille meurent dramatiquement : l'une d'une pleurite, après
une nuit passée dans une rizière pour échapper aux
milices, l'autre retrouvé pendu en prison, ainsi que le dernier
né de la famille. En outre, Giuseppe Sapienza s'est épris
de la fille de sa femme, Olga, qui a 15 ans ; sa sur Licia décide
de quitter Catane avec elle ; Maria accompagne ses deux filles à
Stradella pour les aider à s'installer. Quelques années
plus tôt, il y avait déjà eu un précédent
incestueux entre Giuseppe et une autre fille de Maria, lorsqu'elle était
encore adolescente.
- 1933 : la famille Sapienza-Giudice déménage dans la Civita
; ce quartier populaire de Catane rassemble artisans de toutes sortes
et prostituées.
- 1938 : à 14 ans, Goliarda quitte définitivement l'école,
tandis que sa mère montre les premiers signes d'un effondrement
psychique.
Les premières années à Rome
-
1940 : à 16 ans, Goliarda commence à travailler pour une
compagnie de théâtre sicilienne et
prépare l'examen d'admission à l'Académie
nationale d'art dramatique de Rome. L'année suivante, elle
obtient une bourse d'études qui lui permet de suivre les cours
de l'école. Sa mère s'établit à Rome avec
elle.
- 1942 : arrestation de Giuseppe Sapienza, détenu pendant trois
mois à la prison de Catane.
- 1942-44 : Goliarda monte sur scène, notamment dans des pièces
de Pirandello, mais interrompt ses études quand l'Italie signe
un armistice avec les alliés : c'est le début de l'occupation
allemande de l'Italie et de la résistance antifasciste. Giuseppe
Sapienza s'établit à Rome et crée les brigades Vespri.
Goliarda en fait partie sous un faux nom. Recherchée par la police
allemande, elle se réfugie dans un couvent. C'est un des moments
les plus difficiles de la vie de Goliarda, éprouvée par
la guerre, la persécution nazie, la faim et une violente crise
de tuberculose. La santé mentale de sa mère s'est aussi
aggravée, elle est hospitalisée dans un asile psychiatrique.
La guerre finie, Goliarda retourne à l'Accademia. Mais elle
prend part aux manifestations des étudiants et abandonne finalement
ses études.
- 1945-52 : Goliarda se consacre au théâtre. Elle fonde en
1945, avec Silverio Blasi et Mario Landi, la compagnie de théâtre
d'avant-garde T45 (le théâtre 1945), puis entre en
1946 dans la Compagnia del piccolo teatro d'arte. En 1948, elle
rencontre le futur réalisateur Francesco
(ou Citto) Maselli - début d'une liaison qui durera 18 ans.
En 1950, elle fonde avec Silverio Blasi la Compagnia du teatrino Pirandello.
En 1951, elle connaît le succès pour son rôle dans
Vêtir
ceux qui sont nus de Pirandello.
- 1949 : son père Giuseppe Sapienza meurt à Palerme.
- 1953 : sa mère Maria Giudice meurt à Rome des suites d'une
bronchite. Umberto Terracini, ancien président de l'Assemblée
Constituante, Sandro Pertini et Giuseppe Saragat, futurs présidents
de la République Italienne, assistent à sa veillée
funèbre - c'est dire la figure importante qu'elle fut.
- 1953-1955 : Goliarda et Citto reçoivent souvent des amis intellectuels
et cinéastes. Goliarda se rapproche de Luchino Visconti, qui la
fait jouer dans Medea au Théâtre Manzoni à
Milan puis, en 1954, dans Senso.
Goliarda rencontre l'actrice Haya
Harareet : elles deviennent amies intimes.
- 1956 : ébranlement idéologique suite à la révélation
des crimes staliniens. Ses crises d'angoisse se multiplient. Elle commence
à écrire des poèmes (qui seront plus tard rassemblés
dans le recueil Ancestrale).
- 1957 : Goliarda travaille, en tant qu'assistante, sur le film Nuits
blanches de Luchino Visconti.
L'écriture
- 1958 : nouvelle crise de Goliarda, qui décide de s'éloigner
du cinéma et du théâtre pour se consacrer à
l'écriture.
- 1960 : retour exceptionnel au théâtre avec la pièce
Liolà de Pirandello dans une mise en scène de
Silverio
Blasi.
- 1962 : première tentative de suicide. Goliarda est hospitalisée
dans un asile psychiatrique où elle subit une série d'électrochocs.
Un jeune analyste, Ignazio
Majore, entreprend avec elle, à sa sortie de l'hôpital,
une thérapie psychanalytique quotidienne à domicile.
- 1963 : Goliarda commence un cycle de textes autobiographiques qui, jusqu'en
1968, l'amène à interroger les faits marquants de son existence
: Lettre
ouverte, Le
fil de midi, Les
certitudes du doute.
- 1964 : suite à une crise professionnelle, sans doute liée
à la relation amoureuse qu'il a nouée avec Goliarda et brusquement
interrompue, Ignazio Majore abandonne son métier et ses patients.
Goliarda fait une deuxième tentative de suicide et reste dans le
coma durant plusieurs jours.
- 1965 : Goliarda se sépare de Citto
Maselli. Durant deux ans, sur le conseil de Ignazio Majore, elle vit
en compagnie d'une infirmière.
- 1967-1969 : publications successives de Lettre
ouverte et de Le
fil de midi aux éditions Garzanti. Goliarda se lance de
façon intensive dans l'écriture de L'Art de la joie.
- 1975-1979 : Goliarda rencontre Angelo Pellegrino, avec qui elle travaillera
sur ses uvres jusqu'à la fin de sa vie. En 1978, le couple
fait un voyage en Transsibérien, traverse la Russie et la Chine
pendant deux mois, ayant confirmation que ce qui se racontait sur le bloc
communiste, en particulier en Russie, ne correspond pas à la réalité.
- 1979 : Goliarda et Angelo se marient. Le manuscrit de L'Art de la
joie, achevé, est refusé par la plupart des maisons
d'édition italiennes. Sandro
Pertini, ancien ami de sa mère et désormais président
de la République Italienne, intervient discrètement auprès
des éditions Feltrinelli. En vain.
- 1980 : Goliarda connaît une nouvelle crise morale. Arrêtée
suite à un vol de bijoux dans l'appartement d'une amie, elle est
détenue à la prison de femmes de Rebibbia. Elle y rencontre
Roberta avec qui à la sortie de prison elle aura une relation amoureuse.
- 1983 : LUniversité
de Rebibbia paraît aux éditions
Rizzoli. Le livre est un succès. Mais Rizzoli se refuse toujours
à publier L'Art de la joie.
- 1984 : Goliarda achève l'écriture du roman Rendez-vous
à Positano, non publié de son vivant.
- 1987 : Les
certitudes du doute paraît aux éditions Pellicano
Libri.
- 1994 : une première partie de L'Art de la joie paraît
aux éditions Stampa alternativa.
- 1996 : Goliarda Sapienza meurt dans sa maison après une chute
dans l'escalier.
- 1998 : l'édition du texte intégral de L'Art de la joie
est établie par Angelo Pellegrino et paraît de façon
posthume. Le texte passe inaperçu.
- 2002 : toujours grâce aux efforts d'Angelo Pellegrino, le recueil
Destino coatto ("Destin contraint", non traduit) est
publié aux éditions Empiria.
- 2005 : parution en France de L'Art de la joie, aux éditions
Viviane Hamy. L'importance de cette uvre est subitement reconnue
et donne lieu à un extraordinaire succès autant critique
que public.
- 2006 : en Italie, la redécouverte de Goliarda Sapienza met à
jour plusieurs textes inédits importants. Les prestigieuses éditions
Einaudi (que nous avons fréquentée avec Natalia
Ginzburg) annoncent officiellement qu'elles s'engagent dans la parution
des uvres complètes de l'auteur (équivalant à
La Pléiade en France).
- 2007 : Gaeta, ville où Goliarda est enterrée, décide
d'élever une stèle funéraire en son honneur où
est gravée l'inscription : À LA MÉMOIRE D'UNE VOIX
LIBRE. En 2020, une place
Goliarda Sapienza y est consacrée à la poésie
- 2012 : plaque située Via Pistone 20, Catane, lieu de naissance
de G. Sapienza, offerte par la Società italiana delle letterate.
DES IMAGES
Goliarda avec ses parents :
Des portraits divers :





Quelques images filmées de Goliarda
(en italien)
- De 1970 : un extrait du
film Lettera aperta a un giornale della sera de Francesco Maselli,
un de ses compagnons pendant 17 ans, qui retrace les débats politiques
d'un groupe d'intellectuels engagé contre la guerre du Vietnam,
mais tiraillé entre l'envie de se rendre sur place et la peur de
quitter leur vie. Goliarda Sapienza y apparaît dans le rôle
d'un personnage qui porte aussi son prénom. La musique du film
est de Giovanna
Marini.
- De 1984 : interviewée
à la télévision par Enzo Biagi à propos
de son séjour à la prison de Rebibbia, suite à la
publication en 1983 de son livre LUniversité
de Rebibbia. Elle parle de ses rencontres avec des
personnes pleines de fantaisie, de chants et de désirs, dans un
endroit qui est une sorte de monde en miniature, un village.
Tous ses livres sont traduits par Nathalie Castagné : elle est d'ailleurs invitée dans toutes les émissions sur Goliarda Sapienza. Tous les livres sont (re)publiés aux éditions Le Tripode : le directeur Frédéric Martin est également souvent présent dans les émissions en question.
Cinq livres
- Lettre
ouverte,
Le
Fil de midi, L'Université
de Rebibbia, Les
certitudes du doute et Moi,
Jean Gabin - constituent un ensemble autobiographique.
- 1967 (date de publication en Italie) : Lettre ouverte
- 1969 : Le fil de midi.
Le
fil de midi, Viviane Hamy, 2008 : ce volume rassemble
les deux ouvrages autobiographiques précédents de G. Sapienza
Le fil de midi et Lettre ouverte qui sont réédités
séparément par Le Tripode : Lettre
ouverte, 2021 ; rééd.
Poche, 2025 et Le
Fil de midi, 2022 ; rééd.
Poche, 2023
- 1983 : LUniversité
de Rebibbia, Le Tripode, 2013 ; rééd.
Poche, 2019
- 1987 : Les
certitudes du doute, Le Tripode, 2015 ; rééd.
Poche, 2020
- 1998 : L'Art
de la joie, Viviane Hamy, 2005 ;
réédition Le Tripode, 2015 ; rééd.
Poche, 2016
- 2002 : Destins
piégés, Le Tripode, 2023, récits
- 2010 : Moi,
Jean Gabin, Le Tripode, 2012 ; rééd.
Poche, 2017
- 2013 : Ancestrale,
Le Tripode, 2021 (Poésie)
- 2015 : Rendez-vous
à Positano, Le Tripode, 2017 ; rééd.
Poche, 2018
Trois ouvrages publiés d'abord en France, toujours par Le Tripode
:
- Goliarda
Sapienza, telle que je l'ai connue : témoignage, d'Angelo
Maria Pellegrino, son dernier compagnon pendant 21 ans, 2015, 64 p.
- Carnets,
2019.
- Miroirs
du temps, 2024, correspondances.
La suite de la doc arrive...
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Nos cotes d'amour, de l'enthousiasme
au rejet :
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