L'avis de Nelly sur :

L'esprit de conversation de Chantal Thomas

   
 

Nous avons été privées du plaisir de la conversation dans le cadre de Lirelles/sorties dominicales alors ne nous privons pas de l'échange épistolaire ! Merci Claire de nous aider à conserver ce lien. C'est d'ailleurs bien de lien dont il s'agit : le lien social, amical, sentimental, familial, cérébral mais plus du tout celui du toucher dont nous devrons donc nous passer pendant quelques semaines.

Que dire de la prise de parole au sein de Lirelles ?
Il nous enrichit, nous stimule, nous valorise, nous donne notre place au sein du groupe ? ou s'agit-il de cet art de la conversation que nous tentons de perpétuer à notre époque où l'on parle tant d'échanges, de communication, de liberté d'expression sur les fameux réseaux sociaux ? (que je ne pratique d'ailleurs pas trop pour ma part).
Je ne vois pas grand-chose de nos jours qui ressemble à cet art.

Au nom de la liberté de s'exprimer, je constate beaucoup de débordements, et au nom de la diversité pas mal de contradictions ou de redites, et parfois peu d'égards pour l'autre, peu de retenue et encore moins de recherche de séduction par les mots.

Pour ces mêmes raisons qui me font fuir les forums ou autres "chat" divers et variés, j'aime la façon dont nous pratiquons la conversation à Lirelles, nous nous laissons la parole à tour de rôle et nous tâchons de respecter l'opinion de chacune.

Dans les salons dont il est question dans le livre de Chantal Thomas, il importait aussi de "briller" par son esprit, à l'heure des selfies permanents (enfin… avant le confinement).
Tentons-nous d'exister autrement, et plus facilement, par l'image ?

Je ne sais pas si ces commentaires ont tous à voir directement avec le livre mais je me suis laissé aller à mon inspiration…

Je trouve toujours difficile de "'critiquer" un essai : je lis un essai comme un apport ou un complément à un sujet que j'ai déjà approché, mais je ne remets pas en question.

Je peux dire si cela m'a enrichi ou si j'ai eu du mal à comprendre (Exemple passé : Mona Ozouf !), mais contrairement à un roman, je ne peux dire si cela m'a captivée ou plu. Je fais confiance à l'auteur(e) qui me transmet ses connaissances.

Et pour en conclure, j'ai bien aimé me sentir parfois comme dans un film d'époque du XVIIIe siècle où dialogues et conversations se succédaient avec éclat.


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