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Willian Faulkner
Si je t'oublie, Jérusalem
L'Imaginaire Gallimard
Jacqueline
Javais déjà Si je toublie, Jérusalem
dans ma bibliothèque mais je ne lavais jamais lu... Jai
trouvé que cétait facile à lire. Ça
se lit comme ça.
Monique
Tu nas pas lair très emballée...
Jacqueline
Si, si. Quest-ce que jai aimé ? Lironie
et lhumour du point de vue du premier docteur, celui qui loue le
bungalow. Ce qui reste ? Le rôle de largent dans lhistoire
un peu comme du Zola, la description de cette période de crise,
le rôle des artistes, des créateurs, de lécrivain,
de lengagement de lécrivain. Toutes les histoires de
misère dans la mine ; les propriétaires de la mine
qui magouillent, les ouvriers non payés. Jaime quand un écrivain
décrit une réalité profondément ancrée.
Jai bien accroché à lhistoire dOld
Man River. Cest bien davoir lu ce livre après Mark
Twain. Lhistoire de cet homme qui fait tout à contre-cur ;
la haine de cette femme enceinte. La fatalité : les prisonniers
nont rien dautre à faire que de retourner en prison.
Il sest retrouvé en prison à cause des histoires romanesques
quil avait lues dans les journaux. Le personnage a une profonde
humanité ; dailleurs on ne sait pas de quelle couleur
est sa peau (pour moi, il est noir). Jaurais aimé lire ce
quE. Glibant a écrit sur Faulkner. Jaime les livres
compliqués avec des personnages torturés.
Claire
Jacqueline a ressuscité le livre pour moi. Je me souviens davoir
eu du mal à lire Tandis que jagonise mais jai complètement
lu celui-ci que jai beaucoup aimé.
Claire rapporte le commentaire dAnnick L. A travers son propos
Claire pense quAnnick sous-entend quon ne peut quaimer
Faulkner...
Débat : Faut-il aimer Faulkner ?...
Claire
C'est un livre que je n'aurais pu lire et apprécier pendant une
période où je travaille, trop dur pour mon QI ; néanmoins,
jai été révoltée par toutes les parenthèses ;
des parenthèses de plusieurs lignes au milieu dune phrase,
les italiques, les tirets... le galimatias, les passages incompréhensibles...
La mort de Charlotte qui nest pas explicite est décrite de
façon formidable. Lhistoire en bateau est trop longue, peu
compréhensible. Jétais contente de retrouver le couple
infernal, jai aimé lalternance et je nai pas
pensé lire les deux histoires lune à la suite de lautre ;
j'ai repéré avec amusement les thèmes qui étaient
liés entre les deux récits. Le côté alambiqué
ma beaucoup plu et le côté « enfer »
ma laissée à distance. Jai aimé la préface.
Même si cest difficile à lire par rapport à
Millénium cest une lecture stimulante.
Annick A
Je navais lu que Le Bruit et la Fureur il y a très
longtemps. Au début de la lecture de celui-ci, je ne comprenais
rien. Jai été plus sensible à lhistoire
du Vieux Père que Les Palmiers sauvages. Jai
adoré à partir de linondation. Jai été
épuisée de lire, ne comprenant les phrases quen arrivant
à la fin et galopant pour y arriver, comme si jétais
sur les vagues. En lisant la préface, je me suis rendue compte
que je navais pas été si sensible à lhistoire
de couple. Il y a linfluence dune histoire sur lautre :
soumission, fatalité, liberté. Bien que les personnages
soient pris dans la soumissions de la fatalité, ils gardent une
liberté notamment Harry qui a fait un choix : le choix de
continuer à vivre pour garder le souvenir de Charlotte. De même
le forçat, profondément humain, choisit de retourner dans
sa prison ; marque dune certaine liberté de choix (peut-on
honnêtement parler de liberté ?). Pour moi, le personnage
le moins libre est le docteur.
Françoise D.
Je lai lu en anglais, cest très difficile. Jai
été agacée par les parenthèses. Faulkner est
vraiment le mec qui narrive pas à éjaculer. Jai
été agacée par lalternance des deux histoires
qui nont rien à voir lune avec lautre. Finalement
jai lu en entier lhistoire du couple puis celle du forçat.
Je nai pas compris lhistoire du forçat sur son bateau
recueilli de nouveau sur son bateau... et puis qui veut absolument revenir
dans sa prison. Jai quand même été plus intéressée
par lhistoire du couple ; particulièrement lhistoire
de la mine, la neige, le froid, les enfants, la misère. Puis ils
repartent. Je nai pas ressenti de compassion, je suis restée
à distance. Jai lu le livre jusquau bout. Je nai
pas pensé lire un autre Faulkner.
Monique
Jai toujours été intriguée par Faulkner parce
que tous les écrivains que jaime le mettent en avant. Jai
déjà lu Le Bruit et la Fureur sans laimer puis
jai entendu parler de ce livre il y a cinq ou six ans. Jai
été transportée, particulièrement lhistoire
de linondation. Je lai relu avec appréhension car javais
complètement oublié lhistoire du couple et je me suis
demandé si je ne métais pas trompé de livre
en conseillant la lecture. Faulkner dit quil a écrit ce livre
non pour Le Vieux Père mais pour Les Palmiers Sauvages.
Jaime cette construction avec lalternance. Ça ma
fait penser À mon souvenir denfance de Perec avec
une structure semblable qui permet à lauteur de se remettre
de la douleur et de raconter la période du nazisme. Il y a beaucoup
de références à la bible. Lhistoire du fleuve
comme Lenfer de Dante, certain passages de la Bible
avec le déluge, enfin le thème du bien et du mal. Le forçat
est une figure christique, un saint. Il na pas damour pour
la femme quil transporte. Je ne ressens pas de sympathie pour lhomme
ni pour la femme. Je nai pas ressenti damour entre Harry et
Charlotte. Comme le forçat transporté par linondation,
Harry est transporté par lamour de Charlotte. Cest
le monde de lamour rêvé par les femmes. Le parallèle
entre les deux histoires, c'est pour moi l'homme impuissant à répondre
à lidéal féminin et la question posée
par Faulkner du désarroi des hommes devant la liberté que
prennent les femmes dans les année 1930. Dans les deux histoires
il y a un lien impossible entre le narrateur et la femme. Lécriture
dans le passage de linondation est à mettre en rapport avec
lalcoolisme de Faulkner. Quelle histoire forte quand le forçat
attache la femme au tronc darbre comme Eve et le serpent !
Le forçat veut retourner en prison pour fuir toute présence
féminine. Le passage de la première vague est extraordinaire,
avec les animaux. Jai aimé la liberté dans la façon
de rapporter les paroles, les monologues intérieurs.
Brigitte
Je remercie Monique davoir proposé ce livre. Javais
lu Tandis que jagonise et Le Bruit et la fureur. Je
pense que jarriverai mieux à lire Faulkner en lisant ce livre.
Jai pensé à Picasso qui dessinait bien mais a tout
cassé pour construire son uvre. Cest lépoque
où lart essaye de sortir des cases classiques. Jai
été intéressée par la portée philosophique
du livre et la question parallèle : quest ce que vivre ?
Faulkner met en scène des gens empêchés : le
forçat, la femme coincée dans sa vie bourgeoise, Harry qui
arrive à un dollar près à finir ses études,
peut-être aussi la femme dans le bateau du forçat. Quand
Charlotte rencontre Harry elle sait ce que cest que vivre. Ils ne
veulent jamais sinstaller dans un amour casanier. Quand ils sen
sortent, ils cassent tout, tout ce quils veulent cest vivre.
Jai pensé à Kafka, le personnage qui est transformé
en cafard. Noël cest la période où les adultes
redeviennent des enfants (« le rire est la barbe dun
jour, le négligé des émotions »), cest
un instant de vie. Vivre cest casser les habitudes, les rigidités
pour avoir un élan, cest ce que Faulkner parvient à
nous montrer dans ces histoires. Harry a su faire lavortement sur
une femme quil naime pas alors quil va tuer Charlotte
par ce geste. Description incroyable de la mort de Charlotte. Harry choisit
le désespoir au lieu du néant, Harry choisit la vie.
Manuel
Je nai pas fini le livre par manque de temps... Et de disponibilité.
Jai beaucoup de mal avec le style de Faulkner, les lourdes métaphores,
les non sens, les parenthèses... Jétais surtout venu
vous écouter, pour quon extraie les choses importantes ou
intéressantes de ce magma. A vous écouter, jai envie
de reprendre le livre... Mais à un autre moment, en vacances. Les
livres de Faulkner sont toujours très opaques, on ne comprend une
phrase quen arrivant à la fin de celle-ci. Cest épuisant.
Jai du mal à passer lépreuve de lécriture
pour jouir de lhistoire.
Geneviève
Je suis daccord avec tout le monde sauf avec Claire et surtout avec
Annick. Jai pensé que je ne tiendrais pas le coup au début
de ma lecture en anglais. Jai été captée par
lhistoire de la rivière mais non par celle du couple. On
a limpression dune histoire damour très forte
et à aucun moment on ne ressent cet amour. Le personnage de lhomme
est agaçant. On ne comprend quil aime Charlotte que lorsquil
narrive pas à faire lavortement. Charlotte ne mintéressait
pas non plus, en revanche le mari oui. Je me sens frustrée de ne
pas avoir vu le rapport entre les histoires, le flux, la prison. Les moments
de vie : le lac, la mine. À la mine, le couple découvre
quelque chose de fort. Jai été prise par lhistoire
de linondation, curieusement, car la belle écriture mennuyait
profondément. Jai aimé le rythme, la transformation
totale de paysages magiques. Le personnages du forçat est fascinant ;
jai aimé le passage où il faut régler le problème
administratif du forçat qui avait été déclaré
mort. Le thème de la rivière dont le sens a changé...
On peut dire que cest difficile à lire, que cest opaque
mais on ne peut pas dire que ce livre est rien. Cette écriture
nest pas facile à avaler mais elle a un sens dans qui est
écrit.
Christine
Jétais en train de lire Note de chevet dans les branches
de cerisier. Jai arrêté pour le groupe : aussitôt
happée, jai trouvé cela époustouflant, collée
au pays. Partie dans lhistoire dHarry et Charlotte je nai
pas aimé rencontrer le forçat. Finalement jétais
de temps en temps soulagée de retrouver le forçat. Je ne
comprenais pas pourquoi Charlotte suivait ce type : on ny croit
pas. Mais ce nest pas gênant, ce qui compte cest lécriture.
Il sest passé des choses terribles avant le premier chapitre
du Vieux Père et aussi avant le premier chapitre des Palmiers
Sauvages. Jai aimé la construction, la description de
leau, des trois couches, le fait quil ne sait pas dans quel
sens il va : cest étonnant. On ne croit pas à
beaucoup de choses, la bagarre avec lalligator, les Polonais dans
la mine (ça va trop loin), les forçats hébétés
restent sous la flotte, cest extraordinaire. La façon décrire
ma fait penser à Claude Simon...
Monique
Faulkner était son écrivain préféré...
Christine
Jai pensé aussi au capitaine de Typhon de Conrad.
Il y a de lhumour dans le Vieux Père. Jai pensé
aussi à James Joyce (entrer dans la tête des personnages
et ne pas tout comprendre). Il y a des choses quon ne voit pas.
Annick
Est-ce que Rat aime sa femme ?
Le chur : OUI !
Marie-Thé
C'est un livre que j'ai souvent trouvé compliqué, indigeste,
ennuyeux, avec ses interminables descriptions... J'ai souvent dû
me forcer pour avancer moi aussi ; et puis, j'avais l'impression
de travailler ; lecture, donc, particulière. Par contre, j'ai
été marquée par l'atmosphère envoûtante
(des deux histoires), par la force qui s'en dégage, et ai été
impressionnée par l'écriture ; pour moi ce livre est
un monument... Mais comment en parler en peu de temps, en quelques lignes ?
Je pense qu'il n'est pas pour nos échanges, mais plutôt pour
être étudié. Du titre à la dernière
ligne, en passant par la préface, comment dire ceci, renoncer à
cela ? Je dirai que Faulkner s'est lui aussi éloigné
de sa Jérusalem en situant ces deux histoires hors de son "petit
coin de terre natale", comme Harry en suivant Charlotte ou comme
le forçat en s'éloignant de son pénitencier. J'énumérerai
ce que j'ai "trouvé" dans le livre (liste non exhaustive
bien sûr) : liberté et captivité, culpabilité,
passion destructrice, peur de la sexualité, stérilité
et fécondité, feu et eau, culture et nature, intellectuel
et concret, art, problèmes avec l'argent... La rédaction
de ce compte rendu me pose aussi problème.
Lil
Une vraie grande puissance d'écriture à vous plomber le
lecteur lorsqu'une phrase, infiltrée d'italiques - les commentaires
de l'auteur - et de parenthèses (cheminement de la pensée
des protagonistes), sans compter les répétitions, vous emmène
deux pages plus loin !!!
Il m'a fallu une seconde lecture (le QI de méduse est, ici, l'équivalent
du QI de géranium, question de contexte !) pour entrer véritablement
dans l'histoire et tenter d'en apprécier la densité et la
richesse.
La lecture simultanée des deux nouvelles m'a rapidement gênée,
et j'ai abandonné Vieux père, à la disparition
du grand forçat dans les flots, pour ne pas y revenir. J'y avais
particulièrement aimé la description de l'inondation.
En ce qui concerne Les palmiers sauvages, j'ai été
happée par l'histoire, même si je suis restée à
distance des personnages, peut-être parce que ce récit, dans
sa description de la société, de la condition des femmes,
est évidemment daté. Le racisme et la misogynie y sont à
vomir.
Soulagement : nous avons, tout de même, fait quelques progrès
(dans ce pays !) quant à la mise sous tutelle des femmes (père
ou mari) et la promulgation de lois (contraception, avortement) qui donnent,
au moins, une possibilité de choix.
Totalement ahurissante, la morale puritaine de l'époque :
on peut perdre son travail ou son logement pour cause d'adultère ;
l'évocation de tout ce qui touche à l'intimité des
femmes se fait par périphrases ou sous-entendus (ex. « par
où saignent les femmes »)...
Et à la question fondamentale sur la liberté de l'homme,
j'ai d'abord lu, avec intérêt, une définition différente
du mot, donnée, ou plutôt agie, par chacun des personnages :
en fonction de leur histoire, de leur personnalité propre, du contexte,
Charlotte, son mari, Harry, le couple du médecin, Buck et Bill,
s'accordent un éventail de choix, plus ou moins grand, pour exercer
« leur » liberté.
Jean-Pierre
Fichtre, je vais encore me répéter. Mais ça tombe
bien : je n'ai rien à dire ! Arrangez-vous avec cette
bizarrerie.
Je n'ai rien à dire car je n'ai pas lu le livre. Et je ne l'ai
pas lu parce que je prévoyais un calvaire. Enfin, pas lu, pas beaucoup...
Quelques dizaines de pages, tout au plus. Et je découvrais là
le condensé de ce qui me fait fuir :
- un style alambiqué en forme de labyrinthe, apparenté
au jeu des enfants du genre « j'en ai marre, marabout, bout
de ficelle... ». Des sauts de cabri d'un sujet à l'autre,
- des phrases à n'en plus finir, bien en rapport avec les
développements erratiques où l'auteur se complait,
- des personnages totalement intéressants, qui plus est tellement
marqués par une époque « cul serré »
et une culture réactionnaire que ça en devient indécent.
Bien sûr, vu le peu de pages que j'ai lues, mon opinion n'a que
très peu de valeur. J'aurai pu persister, me dire que « ça
allait venir », donner « du temps au temps »,
oui, mais non. J'ai suivi le conseil que donne Daniel Pennac dans Comme
un roman : la lecture doit être un plaisir, sûrement
pas une obligation, et encore moins une corvée.
Au revoir donc, Monsieur le Nobélisé.
Fermé. A double tour.
Édith
Pour ma part, je n'ai lu que Les Palmiers et ai été
imprégnée de l'atmosphère à la fois des états
traversés et aussi et surtout de la très étrange
histoire d'amour entre les deux personnages. Pour le médecin, il
sagit de continuer à vivre, lui qui était tout rétréci
dans son organisation de vie de médecin, sans rien ressentir sinon
payer sa dette (monnaie) à sa sur et qui se retrouve à
choisir le chagrin dans sa cellule plutôt que le suicide donc le
silence (?). Voir la dernière phrase du texte... J'ai aimé
me laisser envahir par le désespoir de ce couple... le côté
minable de leurs ébats et la fragilité de leurs liens, toute
son évolution lorsqu' elle finit par s'accommoder de sa grossesse...
Le portrait de la femme est, par touche, bien amené et nous sommes
en présence d'une femme pas belle, mère de famille et qui
accepte cette étrange aventure avec la complicité très
bizarre de son mari... Je me suis aussi dit que c'est très américain
ces grands espaces bien décrits (presque physique est l'impression
du froid dans l'Utah...) et cette population de pauvres et d'émigrés
avec leur "espoir" d'enrichissement, un rapport à l'argent
extrêmement présent (ceux qui en ont et les autres... )
mais aussi l'Amérique pudibonde par rapport au sexe et surtout
aux murs... avec cette question "sont-ils un vrai couple ?"
, la condamnation de l'avortement avec des pénalités très
lourdes. En France nous avons aussi décapité Violette Nozière !
Jai été agacée, dans un premier essai de lecture,
par le style, ces phrases si longues qui m'interdisaient - comme
j'aime à le faire - de glisser mes yeux sur le texte... J'ai
lu la préface après avoir vainement tenté une première
lecture et ce qui y est dit de la culpabilité de Faulkner et de
son chagrin dans une histoire d'amour authentique m'a réellement
permis d'accepter le style et de me laisser gagner par ce récit
de voyage fou... Cela doit certainement ressembler à bon nombre
de destins d'hommes et de femmes dans ces années 1920 de l'Amérique.
J'ai repensé à La ruée vers l'or de Chaplin,
mais aussi à Dans la chaleur de la nuit de Eastwood (avec
la Louisiane et sa moiteur). Bref, un visage et un voyage de l'Amérique
qui m'a laissé des traces et je me suis prise rapidement d'intérêt
pour ce médecin pauvre et inhibé. Il séduit sa belle
avec un habit d'emprunt ! La traduction n'a pas dû être
aisée (et Proust - que je n'ai jamais lu -... que devient-il
en anglais ?) Je trouve qu'une fois de plus "l'obligation du
texte" - par la "règle" de Voix au chapitre
me permet de m'arquebouter et de trouver plaisir au texte.
Dominique
Je mentirais si je disais que W. Faulkner nous a subjuguées cependant
nous avons toutes été d'accord pour dire que c'est une belle
écriture et qu'il y a quelques descriptions qui sont restées
marquées (la crue du Mississipi et la vision de ces "montagnes"
d'eau , la difficulté de ces prisonniers à se défaire
de l'état de dépendance générée par
l'enfermement) et dans la partie Les palmiers sauvages le manque
de véritable échange de ce couple, les belles pages sur
leur séjour dans la région des mines, lambigüité
des personnages, mais aussi la grande difficulté à communiquer
et à accepter le monde féminin de la part de l'auteur probablement.
Nous avions l'impression de lire un l'auteur qui, lui, suit ses propres
pensées donc, de temps en temps, c'est intéressant mais,
parfois, il y a de quoi s'y perdre.
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