Salman Rushdie
Haroun et la mer des histoires

10/18

Marie-Jo
J’ai presque fini le livre que j’ai beaucoup aimé. J’ai beaucoup aimé la poésie, j’ai aimé les jeux de mots. Quelle belle idée que ce livre en marche.

Catherine
J’avais lu ce livre il y a 5 ans, comme un conte pour enfants. J’avais beaucoup aimé, mais je n’ai pas réussi à le relire, je peinais. Reste le souvenir d’une grande émotion.

Loana
J'avais bien aimé ce livre, mais je me rends compte que je n'ai pas eu envie de le relire : je devrai le relire de toutes façons puisque qu'on l'a choisi pour figurer sur la liste des livres que les étudiants du CNAM doivent lire pendant les vacances ; je reste très sceptique sur l'image de la source de l'inspiration. Il me semble que je l'ai lu un peu pour éviter de lire les autres du même auteur : quand est-ce qu'on choisit Les Versets sataniques ?

Liliane
Je déplore toujours cette coutume que nous avons de lire un conte à Noël… J’ai lu d’autres livres de Rushdie, sans pouvoir tenir jusqu'au bout. Est-ce que c’est un conte pour enfant ? Il n’a pas de force au premier degré. Il est intelligent pour ce qui est de cette allégorie sur le muselage de l’expression. Mais le premier degré ne tient pas ; l’histoire en elle-même n’a pas de force, s’avère à rallonge, un peu confuse, dénuée d’intérêt, sans mystère. J’ai aimé les clins d’œil. C’est un faux conte, pour adultes. Mais qui n’a pas la grandeur du mythe. Il y a des moments d’invention. Peut-être est-ce culturel, mais je n’en suis pas sûre. Je ne vois pas de poésie. Ça ne vibre pas. C’est comme si on parlait de poésie chez Prévert.

Françoise
C’est une histoire de contrastes : le silence/la parole, la nuit/la lumière, la liberté/l’oppression, etc., avec beaucoup d’imagination, d’humour, d’inventivité: le S2TTCAE (système de Transmission trop compliqué à expliquer), les « pages » qui sont des histoires, les animaux fantastiques, le jardinier flottant, le prince Bottoo –qui est un crétin- et la princesse Batcheat qui est moche et chante atrocement (prenant ainsi le contre-pied du conte traditionnel), etc. Il n’est pas anodin de savoir que Rushdie l’a écrite pendant qu’il était sous la menace de la fameuse fatwa. On peut évidemment y trouver des allusions à l’intégrisme et à tout régime répressif en général, mais l’auteur met aussi dans son récit tous les exutoires, l’antidote à cette sombre menace. Il joue sur et avec les mots et c’est assez jubilatoire. Comme dans tous les contes, l’histoire se termine bien, quoique… il y a tout de même un petit bémol : toute cette joie n’est-il pas factice (dans la ville triste, « rien n’a changé») ? C’est un beau livre, mais sans savoir pourquoi, j’ai un peu décroché aux deux tiers du livre, il m’a semblé que c’était un peu long pour un conte.

Françoise 2
C’est le premier livre que je lis de Rushdie. C’est un conteur hors pair. Cette idée de lampes produisant des ténèbres est géniale. On se laisse emporter par ces histoires d’enfants, non sans voir que c’est clairement allégorique : il ne fait pas bon empêcher les gens de parler ou de rêver, ça les tue et ça tue le monde. Mais que de belles illustrations : les usines à tristesse, quelle imagination.

Christine
J’ai essayé sans succès de lire d’autres livres. Je n’aime pas trop les contes, et pourtant ce livre m’a bien plu. Le conte en lui-même m’a plu, toutes les inventions, les différents personnages, les images créées. J’ai eu un vrai plaisir. J’ai trouvé ça léger, fluide.

Monique
J’avais proposé ce livre que j’avais lu en pensant lire quelque chose de compliqué de la part de Rushdie, mais je ne m’attendais pas à cela, cette allégorie, mais pas trop pesante. Des trucs m’ont paru farfelus. Pas situé, le livre peut concerner tous les pays ; on sent même une proximité culturelle. Je n’ai pas accroché avec les animaux mécaniques, mais j’ai été marquée par les gens de l’ombre ; ce passage est magnifique : lorsque les ombres ne veulent plus suivre la personne. J’ai un ami conteur à qui j’ai offert ce livre ; toute son expérience de conteur se trouve dans ce livre. Certains lieux auraient leur place dans le Dictionnaire des lieux imaginaires. Bien que séduite par ce livre que j’imaginais plus difficile, je suis quand même un peu restée sur ma faim.

Claire
J’ai trouvé ce livre dénué d’intérêt, puéril, sans rien « derrière », avec une écriture qui n’accroche pas. La couverture est jolie et les caractères gros sont agréables à lire.

Renée
Les enfants de minuit me sont tombés des mains et personne ne me donne envie de lire Haroun et la mer des histoires.

Brigitte
Les Versets sataniques me sont tombés également des mains. J’ai trouvé Haroun et la mer des histoires assommant, pénible. L’ombre, c’est pas mal, mais ça retombe. C’est trop explicite. Je n’ai jamais été prise. C’est plein de bonnes intentions, convenu. Puéril, oui.

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Surnommé "l'océan des idées", Rachid est un merveilleux conteur. Jusqu'au jour où son fils Haroun, en lui demandant "à quoi servent les histoires qui ne sont même pas vraies?", lui ôte d'un coup inspiration et joie de vivre. Haroun décide alors, pour sauver son père, de plonger à la source même des histoires, en Kahani, la deuxième lune de la terre, où il devra combattre le prince de l'ombre et du silence...