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Les
installations successives de Madame de Sévigné
dans le Marais

01
: 1626-1637 : naissance et enfance place Royale, dans l'hôtel
de son grand-père Philippe de Coulanges, qu'elle ne quittera qu'à
la mort de ce dernier. L'hôtel est construit sur trois parcelles
: un bâtiment avec entrée sur la rue Royale (n°11 bis
de la rue de Birague) et une aile donnant sur la place (n°1 bis).
02 : Marie suit alors Philippe Il de Coulanges, son oncle et tuteur,
aîné de la famille, et sa femme Marie, rue Barbette, de 1636
à 1639, dans un hôtel aujourd'hui disparu, à l'emplacement
du n°39 actuel.
03 : Puis elle s'installe avec eux dans un hôtel entre cour
et jardin (l'hôtel de Coulanges est encore en place aujourd'hui
au n°35-37 de la rue des Franc-Bourgeois).
04 : Après son mariage avec Henri de Sévigné
en 1644, elle s'installe avec lui dans une maison située entre
cour et jardin au 11, rue des Lions (aujourd'hui rue des Lions-Saint-Paul).
05 : Après la mort de son mari, le 6 février 1651,
elle est accueillie par Pierre de Gondi, frère du cardinal de Retz,
dans son hôtel de la rue d'Orleans (actuelle rue Charlot).
06 : Elle loue, en 1651, une maison rue Sainte-Avoie (ultérieurement
rue du Temple) qu'elle occupera pendant 17 ans avec sa tante Henriette
de Coulanges, la marquise de la Trousse, jusqu'en 1668.
07 : Après le mariage de sa fille, elle s'installe dans
un vaste hôtel, nouvellement édifié, rue de Thorigny
(n° 6 à 10 actuels).
08 : Elle partage un temps la demeure de son cousin Philippe-Emmanuel
de Coulanges, rue du Parc-Royal.
09 : À la Pâques 1672, elle s'installe dans une petite
maison rue des Trois-Pavillons (actuelle rue Elzévir, n°14).
10 : Elle occupe un nouveau logement, partagé avec son autre
oncle abbé, Christophe de Coulanges, dans une grande maison de
la rue Courteauvillain (actuelle 8, rue de Montmorency). L'hôtel
s'étend entre les actuelles rue du Temple et Beaubourg. Il est
forme de trois vastes corps de logis enserrant deux cours successives,
et se trouve aux confins occidentaux du Marais. Ce sera la demeure la
plus excentrée de la place Royale qu'elle n'ait jamais occupée.
11 : Elle charge alors ses amis, et plus particulièrement
d'Hacqueville, de lui trouver une maison grande et agréable qui
puisse plaire à sa fille : les premières mentions relatives
à Carnavalet, "rue des Filles-bleues" paraissent dans
les lettres du 13 septembre, 21 septembre, 4 octobre et 7 octobre 1677.
(Extrait
du catalogue Sévigné
: épistolière du Grand Siècle, éd.
Libel, 2017 : ouvrage dirigé par Chrystèle Burgard et édité
en partenariat avec le Château de Grignan à loccasion
de lexposition éponyme présentée du 25 mai
au 22 octobre 2017)
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