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PARIS - Au milieu des vedettes de la rentrée littéraire française, au moins deux écrivains québécois tentent de se tailler une place au soleil : Louis Hamelin, qui a récemment lancé chez Flammarion Ces spectres agités, et Suzanne Jacob qui publie L'obéissance, aux éditions du Seuil. Mme Jacob a même espéré, pendant un moment, être dans la course au Femina, le deuxième grand prix littéraire français, après le Goncourt. Son roman faisait en effet partie de la liste soumise par son éditeur au jury du Femina, qui a plutôt sélectionné Agota Kristof pour Le troisième mensonge (la "conclusion" du Grand Cahier), et Dan Franck, pour La séparation. L'auteur n'aurait évidemment pas dit non au Femina. "Un prix littéraire, explique-t-elle, c'est une augmentation de salaire pour un écrivain. Ça lui permet de faire son boulot". Tout n'est cependant pas perdu : Suzanne Jacob, dit-on, demeure dans la course au Prix des lectrices du magazine Elle. Quoi qu'il en soit, elle se réjouit que le Seuil ait soumis son roman à la sélection. "Ça montre que l'éditeur y croit, souligne-t-elle. Ça donne de la visibilité. On le met en bonne place". En tout cas, L'Obéissance a eu droit à au moins une critique (et une bonne), dans Libération, qui souligne que Suzanne Jacob sait aligner "les détails qui tuent". "L'Obéissance, peut-on lire, n'est pas une réflexion judiciaire ou politique, mais un roman acide et drôle sur un sujet qui ne prête pas a priori à des développements comiques". Au départ, en effet, le sujet n'est pas particulièrement drôle. Suzanne Jacob, s'inspirant d'un fait divers authentique, raconte l'histoire d'une mère qui ordonne à sa fille de marcher dans une rivière jusqu'à la noyade, pour voir si elle obéira. L'Obéissance est le dixième livre de Suzanne Jacob et son troisième roman publié aux éditions du Seuil. Elle a remporté le Prix du gouverneur général et le prix Québec-Paris en 1984 pour son précédent roman, Laura Laur. Retour à la page Suzanne Jacob de Voix au chapitre |